jeudi 17 novembre 2016

Ampère ?!

Je n'écoute pas la radio.

Enfin... rarement !

Quand je l'écoute, c'est souvent en prenant la voiture, derrière mon mari, qui avait laisser la radio allumée.

Et ce matin là, je tombe sur un interview sur France Inter d'un historien qui vient d'écrire un livre sur la vie d'Ampère.

Et moi, je connaissais bien Ampère (il a une unité à son nom !) J'ai utilisé ses découvertes (lois des gaz et plus basiquement notion de tension, de courant, d'électromagnétisme...) dans le cadre de mes études universitaires.

Je pensais n'avoir plus grand chose à apprendre de lui...

Quelle fut ma stupeur lorsque j'appris, par la bouche de cet historien, que Marie-André (si si, c'est le prénom d'Ampère !) n'avait pas été à l'école !

Je me suis alors promis de faire des recherches, qui n'ont pas eu besoin d'aller très loin, puisque voici ce qu'en dit Wikipedia :

André-Marie Ampère est le fils de Jeanne Antoinette de Sutières-Sarcey et de Jean-Jacques Ampère, un riche négociant en soie de l'agglomération lyonnaise. Il passe son enfance et son adolescence dans la maison familiale située à Poleymieux-au-Mont-d'Or. Son père est un fervent disciple du philosophe Jean-Jacques Rousseau, dont les théories en matière d'éducation sont au fondement même de l'éducation du jeune André-Marie. Ce dernier se forme librement en puisant dans la bibliothèque de son père. Son éducation repose notamment sur la lecture de L'Histoire naturelle de Buffonet de L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Son premier véritable contact avec les mathématiques a lieu à l'âge de treize ans au cours de la lecture des Éléments de mathématiques de Dominique-François Rivard. Naît alors chez lui une véritable passion pour l'algèbre et les coniques. Sachant lire le latin, il s'intéresse ensuite aux travaux d'Euler et de Bernoulli.



Je me prête alors à penser : mais que serait devenu Ampère si son enfance avait été encadrée par la future lois 14bis ? "Oui, c'est bien qu'il se passionne des sciences naturelles, mais il n'a pas acquit le socle de compétences attendus en mathématiques pour son cycle... " 

La loi 14bis, elle s'en fout bien qu'Ampère se passionne PLUS TARD pour les Mathématiques. Là, il faut qu'il fasse ce qu'un programme, rédigé par des personnes qui n'ont bien souvent JAMAIS enseigné dans leur vie, lui demande de faire. 

A  treize ans, obligé d'aller à l'école (parce que son père aurait tenu bon jusqu'au bout au nom de sa philosophie de vie) aurait-il eu le temps de lire Éléments de mathématiques ? (avec ses devoirs, pas sûr !) Aurait-il fait ses précieuses découvertes, qui lui auront fallu plus tard la reconnaissance de Napoléon ? Jusqu'à quel point nos vies auraient été chamboulées par son absence dans les domaines physiques/chimie ? Peut-être que la tension ne s'appellerait pas la tension mais la ... wapiti ?

Et quels dégâts la loi 14 bis va-t-elle causer au monde de demain ?

De combien de génies en devenir allons-nous nous passer ?

Quelles futures découvertes allons-nous tuer dans l'oeuf en forçant nos enfants à étudier un programme qui n'a PAS montrer son effectivité (puisque le gouvernement n'a toujours pas réaliser l'étude OBLIGATOIRE qu'il devait fournir depuis 2011 quand aux nouveaux programmes ; ici pour plus d'info à ce sujet !)

Enfin bref, tout ça pour vous dire, Ampère n'a jamais été à l'école !

lundi 31 octobre 2016

Halloween pour les enfants

En ce jour d'Halloween (ou Samhain) que pouvons-nous apporter comme sens à nos enfants ?

Si la quête de bonbons les ravis forcément, quelle compréhension donner à cette fête ?



En tant qu'adulte, l'intérêt de Samhain est de voir que la mort n'est pas forcément injuste. Elle peut être bénéfique pour détruire les parts de notre passé que nous traînons encore et encore, alors que nous n'en avons plus l'utilité (vieilles relations, croyances aliénées, ...) et bien entendu : nos peurs !

Et oui ! 

En ce jour, il est bon de se faire peur ! Une bonne grosse frayeur pour mieux vivre ? OUI !

Car il s'agit de bien plus que cela...

Il s'agit d'affronter nos peurs pour avancer... 

D'ailleurs, je propose un exercice simple pour les adultes ici (un papier et un crayon suffisent, pas besoin de réaliser tout le rituel !)

Mais comment intégrer cette sagesse à nos enfants ?

Pour nous les Manele, c'est le moment de leur parler de leur propre peur (du noir, des morts et des squelettes, mais aussi du dentiste ou de l'avion, ...) et de voir s'il s'agit d'une vraie peur ou d'une peur emprunté (souvent les enfants empruntent les peurs de leur parent au point de les faire leur.) 

Toutes les peurs ne sont pas les mêmes : peurs primitives concernant notre survivance ou peur de sortir de notre zone de confort ?

Et pourquoi de pas voir nos peurs comme une boussole (puisque souvent il ne s'agit pas de peur de survie mais bien de peu d'inconfort !) ?

Elles indiquent généralement le chemin qu'il nous faut emprunter pour nous développer...

Alors, aujourd'hui, j'ai bien envie de vous souhaiter une joyeuse PEUR !

lundi 3 octobre 2016

Que devient la loi 14 bis

La loi 14 bis aura fait couler pas mal d'e-encre... passée au main des sénateurs que devient-elle?


D'abord, Mme Gatel rapporte que le texte aborde deux sujets sensibles : le contrôle de l'instruction dispensée en famille et la procédure d'ouverture des écoles privées. Il convient de respecter le principe de liberté d'enseignement inscrit dans la Constitution tout en protégeant les enfants contre des possibles dévoiements et en veillant à ce que l'instruction ne devienne pas instrumentalisation. "J'ai repris une proposition formulée au Sénat en 1980 pour que le contrôle de l'instruction en famille soit effectué sur le lieu où est dispensée l'instruction. Le développement de l'instruction à domicile traduit certes une déviance vis-à-vis des valeurs républicaines, mais aussi, disons-le, les insuffisances de l'éducation nationale. 


La ministre a souligné combien il était facile d'ouvrir une école hors contrat. La loi doit être stricte, et il convient d'harmoniser les trois procédures existantes, voire de les durcir. Cependant, je trouverais inconséquent de laisser un gouvernement remplacer le régime de déclaration par un régime d'autorisation ! Je proposerai par conséquent le maintien du système existant, avec des modalités de contrôle renforcées, notamment après l'ouverture."



Plus loin, la discussion devient intéressante et comme d'habitude, en France, on nous ressort la carte de la peur du sectarisme :

Article 14 bis
M. Jean-Claude Carle. - Mon amendement n° COM-196 supprime cet article. Depuis la loi de 1882, l'instruction dans la famille fait partie des possibilités, avec l'inscription dans un établissement public ou privé, sous contrat ou hors contrat. C'est une liberté constitutionnelle. À l'État de contrôler les compétences et de s'assurer que les élèves ne sont pas soumis à des phénomènes sectaires ou de radicalisation. L'arsenal juridique existe, depuis le texte porté par Ségolène Royal en 1998, dont j'étais rapporteur.
Nous ne disposons pas de chiffres exacts. Avant de toucher au délicat problème du libre choix des parents, obtenons une vision réelle de la situation et dialoguons avec les familles. Il faut d'abord mettre en place une mission d'information.
Mme Françoise Gatel, rapporteur. - Le choix de l'instruction en famille est une liberté constitutionnelle ; la loi définit le type de contrôle dont elle fait l'objet. Le nombre d'enfants scolarisés à la maison est passé de 13 000 en 2007 à 25 000 en 2014, pour différents motifs : phobies scolaires, incapacité de l'éducation nationale à prendre en compte la diversité des intelligences... Certains parents font un travail remarquable. La majorité des 25 000 enfants scolarisés en famille suivent les cours du Centre national d'enseignement à distance (CNED), mais 9 800 enfants n'y sont pas inscrits. Or seuls 76 % de ces 9 800 enfants ont été convoqués pour un premier contrôle. Sur 6 500 contrôles effectués, 456 ont été déclarés non satisfaisants. La loi prévoit, dans ce cas, une mise en demeure de fournir des explications et un second contrôle. Si celui-ci est toujours insatisfaisant, les parents doivent scolariser l'enfant. Or la moitié de ces 456 cas n'ont pas subi de second contrôle. Comment expliquer ce défaut de contrôle, alors même qu'on nous alerte sur les risques de dévoiement de la liberté de choix de l'instruction et qu'on nous invite à durcir les règles ?
Certains parents contestent le premier contrôle au motif qu'il doit être effectué hors du lieu d'instruction. Pourtant, se rendre sur place permet d'observer les conditions d'instruction. Mon amendement n° 354 précise donc que « le contrôle est effectué sur le lieu où est dispensée l'instruction, sauf décision motivée de l'autorité compétente de l'État. » L'éducation nationale doit améliorer ses procédures, se rendre sur place et éviter que les contrôles ne se déroulent dans une tension insupportable, par la faute des familles certes mais aussi d'inspecteurs très hostiles a priori.
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - Le Gouvernement et le rapporteur ne vont pas assez loin. Le rapport de la commission d'enquête sur les sectes proposait de rendre l'école obligatoire en prévoyant des dérogations sous le contrôle de l'éducation nationale, accordées lorsque les demandes sont légitimes et assurent des conditions correctes. Je suis personnellement favorable à cette inversion de la charge de la preuve.
Que se passe-t-il dans les quartiers où l'on voit fleurir des demandes d'inscription au CNED ? Des appartements sont aménagés pour accueillir des enfants sous l'autorité de pseudo-imams leur dispensant un pseudo-enseignement coranique. Les services de renseignement finissent par les repérer, au prix d'un travail considérable. Lutter contre ces dérives demande des moyens très importants.
La proposition du Gouvernement apporte une amélioration mais ne résout pas le problème. Il faut créer une commission nationale, et non locale, chargée d'accorder des dérogations dans le cadre d'un accompagnement garanti par l'éducation nationale, afin d'éviter qu'une mère analphabète affirme instruire ses enfants pour les confier à d'autres.
C'est bien beau d'assurer qu'on combat la radicalisation en prison si les enfants ne vont pas à l'école publique. Je suis une laïque convaincue qui n'a rien contre la religion mais constate la mainmise des groupes salafistes sur l'éducation des enfants. Je déposerai un amendement pour rendre l'école obligatoire et autoriser des dérogations au cas par cas dans un cadre contrôlé par l'éducation nationale. Il est vrai aussi que celle-ci n'a pas inventé de réponses aux troubles de certains enfants.
Mme Evelyne Yonnet. - Je rejoins une partie des propos de Mme Lienemann. Je suis pour l'école laïque ; c'est une bonne chose que l'école privée, qui s'appuie sur la religion, soit contrôlée. Néanmoins, accepter que des enfants apprennent à la maison les valeurs de la République me pose problème. En Seine-Saint-Denis, ce ne sont pas ces valeurs-là qui sont enseignées à la maison, on le sait. Il n'y a qu'une école : l'école laïque. Il me semble invraisemblable d'aller au-delà des subventions aux écoles conventionnées. Évitons que le recours au CNED devienne systématique.
M. Jacques-Bernard Magner. - Il faut rester pragmatique. La commission d'enquête mise en place après les attentats ayant beaucoup mis en cause l'école, le projet de loi durcit le contrôle sur l'éducation dispensée dans les foyers. Pour plus d'efficacité, laissons la décision du lieu de contrôle aux inspections académiques.
Mme Françoise Laborde. - Nous touchons là un point dur de nos discussions. Il y a d'une part le problème des sectes et religions, et d'autre part la liberté de l'enseignement. C'est très compliqué. Suivant certaines pédagogies, les enfants ne sont pas capables d'être contrôlés hors de chez eux à 8 ou 10 ans.
On constate en effet une forte augmentation du nombre d'enfants déscolarisés et ce n'est pas uniquement dû aux carences de l'éducation nationale.
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - La cartographie de l'instruction en famille suffit à l'expliquer !
Mme Françoise Laborde. - Il faut donc revoir ces procédures. Je présenterai un amendement car on ne peut pas laisser 25 000 enfants faire ce que leurs parents veulent.
M. Yannick Vaugrenard. - Notre discussion aurait été différente il y a cinq ou dix ans. La situation ne résulte pas seulement, en effet, d'une carence de l'éducation nationale quant à la prise en compte des difficultés particulières de certains enfants. Nous ne pouvons pas occulter la problématique soulevée par Marie-Noëlle Lienemann. C'est un phénomène sociétal. Il est impératif d'offrir une forme d'indépendance intellectuelle aux enfants.
Nous devons aborder ce problème collectivement, au-delà des clivages politiques traditionnels. Madame le rapporteur, je souhaite que vous réfléchissiez à nouveau sur votre amendement pour qu'il aille dans le sens que nous recherchons tous.
Mme Christine Prunaud. - Nous soutenons l'amendement de Mme Gatel. Il y a dix ou quinze ans, nous étions plus tolérants sur le contrôle obligatoire de l'éducation nationale. Si nous souhaitons une citoyenneté égale sur tout le territoire, ces contrôles sont plus que nécessaires. On peut également réfléchir à certaines dérogations.
M. Jean-Claude Carle. - Monsieur Vaugrenard, certes, les réactions étaient différentes il y a dix ans, mais le problème était patent, avec les phénomènes sectaires que la loi de 1998 abordait.
Même si l'amendement du rapporteur ne modifie que la première partie de l'article, qui ne me satisfait pas, je retire mon amendement à son profit. Tout cela devrait faire l'objet d'un texte particulier plutôt que d'être caché dans ce fourre-tout.
Mme Françoise Gatel, rapporteur. - Toutes ces observations sont pertinentes. Le texte proposé par le Gouvernement met en avant le dévoiement de la liberté de l'instruction, qui est garantie par la Constitution. Constitutionnellement, on ne peut pas rendre l'école obligatoire. J'ai pris soin d'entendre les familles, dont les avis sont divers. Certaines d'entre elles, y compris parmi les plus démunies, retirent leurs enfants de l'école car ils y sont en échec ; d'autres, qui n'ont pas les pieds sur terre, tiennent des raisonnements différents. Le Gouvernement ne limite pas l'instruction à l'école, mais rappelle qu'elle consiste en l'acquisition d'un socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Je propose de renforcer les contrôles au domicile pour voir ce qui s'y passe et de demander à l'éducation nationale d'expliquer les absences de contrôle. En cas de refus de ces contrôles, les services de l'Éducation nationale peuvent mettre en demeure les parents d'inscrire l'enfant dans un établissement scolaire.
Mme Evelyne Yonnet. - Je suis d'accord pour renforcer les contrôles, mais tout ceci ne rime à rien. Qui se préoccupe de la santé de l'enfant s'il fait l'objet d'un projet d'accueil individualisé (PAI) ? Au-delà de l'heure de contrôle, que se passe-t-il ? L'école de la République est la seule solution.
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - On peut s'interroger sur la constitutionnalité de la mesure...
M. Alain Richard. - Aucun problème !
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - En effet, la Constitution offre plusieurs pistes. La sauvegarde de l'intégrité de l'enfant doit être garantie. Qu'on inverse la charge de la preuve ! Que ce soit aux familles de garantir les conditions de l'instruction à tout moment éviterait de dépenser des sommes folles pour vérifier que l'enfant ne soit pas dans un appartement avec un imam. Ne pas agir dès aujourd'hui, c'est nous retrouver demain face à une bombe à retardement terrible. J'ajoute que l'on n'a pas peur de transformer la Constitution dans des domaines bien plus inquiétants pour la France.
Mme Sophie Primas. - Nous suivons une ligne de crête qui dépasse tous les clivages politiques. J'ai travaillé là-dessus dans les Yvelines avec François Garay, maire des Mureaux et Benoît Hamon, qui agit à Trappes. On ne sait par quel bout prendre ce problème important, entre le respect de la Constitution et certains éléments quasiment incontrôlables. L'inversion de la charge de la preuve proposée par Mme Lienemann peut être une bonne solution, mais ensuite, comment contrôler la qualité de la dérogation ?
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - L'éducation nationale verra rapidement la nature de la dérogation.
M. Jean-Claude Lenoir, président. - Le débat se poursuivra en séance.
............

Au moins c'est clair... le véritable but ici est de combattre l'islamisme (les écoles privées catholiques avec toutes leurs dérives on s'en fiche, mais si c'est musulman, alors là, on sort sa carte Pokémon spéciale laïcité !) 
Ce qui est incroyable, pour moi, et concernant une loi visant l'éducation, c'est le manque de réflexion purement éducative. Pas une seule étude scientifique sur les bienfaits ou méfaits de l'instruction à domicile. Pas une donnée sur les dernières avancées des neuro-sciences qui prouvent à quel point le système traditionnel a atteint ses limites et qu'il est temps de le revoir en profondeur.

Je ne m'attendais pas à ce que des sénateurs tombent dans la peur insécuritaire non plus... mais après tout, c'est désormais un outils marketing bien rôdé au point d'en créer une branche professionnelle. Toujours aucun rapport entre terrorisme et ief n'a été avéré, je trouve important de le rappeler !

Et je remercie également Mme Laborde pour ses propos : "je présenterai un amendement car on ne peut pas laisser 25 000 enfants faire ce que leurs parents veulent." 

...

...

Je reste circonspecte ! A quand une loi pour ôter toute autorité parentale et placer nos enfants sous tutelle gouvernemental, d'office, dès leur naissance ?

Nos enfants seront-ils désormais des citoyens républicains AVANT d'être des individus ?

Forcer de jeunes esprits à adhérer les idées de la République, n'est-ce pas une dérive idéologique en soi ? La République serait-elle la nouvelle religion française imposée ?

L'amendement en question (voir plus bas) évoque que l'autorité compétente de l’État détermine les modalités du contrôle. Le contrôle est effectué sur le lieu où est dispensée l'instruction, sauf décision motivée de l'autorité compétente de l’État. 
Il est clair que cet amendement est réalisé pour mettre fin à un flou dans la lois. 
Pourtant je me demande si les inspecteurs pourrons nous forcer à nous déplacer dans leurs locaux? Quelles seront les fameuses décisions motivées ? On remplace un flou par un autre flou. 
Cependant, je conserve bien au chaud l'un des objets de cet amendement qui a été voté (afin d'éviter que des parents refusent le contrôle au motif de refus d'accès au domicile.) Ainsi, le contrôle doit bien avoir lieu en priorité là où est donné l'instruction.
Personnellement, je demande à ce que le contrôle se passe chez nous ! J'attends de voir ce que nous pourront faire de ce texte à l'heure des niveaux collège (10-11 ans et au-delà) où les inspecteurs insistent pour contrôler en masse dans des établissements scolaires. Dans ce cas, nous sommes loin des contrôles à domicile. L'âge et le niveau seront-ils des motivations suffisantes ?

To be continued...




AMENDEMENT

présenté par
Adopté
Mme GATEL, rapporteur

ARTICLE 14 BIS (NOUVEAU)

1° Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
a) La première phrase est remplacée par deux phrases ainsi rédigées :
2° Alinéa 4
Rédiger ainsi cet alinéa :
« L'autorité compétente de l’État détermine les modalités du contrôle. Le contrôle est effectué sur le lieu où est dispensée l'instruction, sauf décision motivée de l'autorité compétente de l’État. » ;
Objet
L'article 14 bis du projet de loi remplace la formulation actuelle de la première phrase du quatrième alinéa de l’article L. 131-10, selon laquelle le contrôle « prescrit par l'autorité de l’État compétente en matière d'éducation a lieu notamment au domicile des parents de l'enfant », par une rédaction prévoyant que « l’autorité de l’État compétente en matière d’éducation détermine les modalités et le lieu du contrôle ».
Si votre rapporteur comprend les raisons de ce changement, liées au caractère imparfait de la rédaction actuelle et des contestations qui en découlent, elle estime nécessaire de conserver explicitement à l'article L. 131-10 du code de l'éducation le principe d’un contrôle au domicile des parents ou sur le lieu où l’instruction est dispensée.
Issue de la loi n° 98-1165 du 18 décembre 1998 tendant à renforcer le contrôle de l'obligation scolaire, la formulation actuelle met en avant ce principe, qui ne prive pas l’administration de son pouvoir de décision mais l’encadre.
Autant qu’une garantie pour les citoyens, il s’agit d’une condition de l’efficacité du contrôle, permettant à l’inspecteur d’apprécier l’aménagement des locaux utilisés pour l’enseignement, les méthodes et les ressources utilisées ainsi que tout autre élément utile.
Enfin, votre rapporteur reprend certaines réserves exprimées lors des débats de la loi du 18 décembre 1998, à savoir que l’absence de mention explicite du domicile dans la loi devienne le prétexte de refus d’accès des inspecteurs au domicile de la part de certains parents.
En conséquence, votre rapporteur vous propose d'inscrire dans la loi le principe d'un contrôle sur le lieu où l’instruction est dispensée, sauf décision motivée de l’autorité compétente de l’État.

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jeudi 8 septembre 2016

Amendements et décrets? Contre-productifs?

Amendement 852 et décret de notre cher ministre, ont quelque peu tristement coloré notre rentrée... on aurait pu penser que l'air chaud des vacances auraient eu raison du manque de sagesse de nos élus.  Même pas!

4 mois depuis leurs annonce, sans me prononcer sur ce blog (au contraire de FB, n'hésitez pas à nous suivre d'ailleurs, cliquer sur le mannelé géant de la barre à droite!) 

Alors qu'est-ce qui motive un article aujourd'hui?

Deux raisons à cela. 
1) Il me reste des GIF non utilisé :


2) et c'est sans doute la raison la plus importante (si, si, même si j'adore les gif!) c'est parce que j'aime trouver des points positifs aux évènements les plus sombres.

Et la bonne nouvelle du jour, c'est que j'en ai trouvé à cette nouvelle loi. Je te promets qu'après cette lecture tu aura retrouvé le sourire. 

Suis bien :

L'état français souhaite faire reculer l'ief, dont les chiffres sont en constante augmentation. Et si???

Et si, on utilisait justement cette loi et ce décret pour être contre-productif pour l'état?

Et si, cette loi pourrait en définitive faire exploser les chiffres ief?

Impossible?

Pourquoi la ministre va s'en mordre les doigts?

Laissez-moi vous dépeindre ce joli tableau. Nous sommes en 2017 ou en 2018, l'amendement est non seulement sorti mais aussi largement appliqué à la lettre par les inspecteurs. Pour notre contrôle, on nous oblige à nous déplacer... je ne peux emmener tous les justificatifs de notre instruction. Je désobéis à la demande de tests (parce que c'est ma philosophie et que l'article 2 du protocole additionnel aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales de 1952* dit que l'état doit respecter mes convictions philosophiques). Et bam. Le couperet tombe. Injonction de scolariser.



Parce que je n'ai pas les moyens de m'acheter une maison au Luxembourg (et que l'interdiction de l'instruction en famille en Allemagne, formulée par Hitler, qui est toujours appliquée de l'autre côté du Rhin, m'empêche de faire l'ief dans le pays le plus proche de chez nous...) je ne peux fuir. 

Avouez que celui là est bien placé tout de même!

Je suis donc là, devant l'école de ma fille, lors de cette rentrée imaginaire et quelque peu futuriste. 

Je ne laisse pas mon enfant derrière les portes. Non. J'entre avec elle, malgré la véhémence du personnel. Et oui, pour me défendre, je brandis l'article 9 de la convention internationale des droits de l'enfant*. Selon ce texte (voir ci-dessous) l'état français n'a pas le droit de me séparer de mes enfants, ni aucun de ses représentants (à moins d'assumer de se mettre en effraction vis à vis de ces textes fondateurs).

Alors, pour ne pas faire de remous (supposons), je suis là, acceptée dans la classe de mon enfant. Avec mon ou mes autres enfants, tant qu'à faire, puisque, l'état ne peut pas les séparer de moi non plus.

La classe ne compte plus 35 tables comme prévu, mais 37 (sauf si j'ai des jumeaux d'ici là, ce qui porterai le chiffre à 39).

Le ou la professeur des écoles commencent la transmission de son savoir.

Il arrive que je la coupe. 

Et oui... 
Pourquoi? 

Parce que je ne suis pas d'accord avec ce qu'elle enseigne et que, toujours selon l'article 2 du protocole additionnel aux droits de l'Homme et aux libertés fondamentales de 1952, je choisis, pour mes enfants, l'enseignement conforme à mes convictions philosophiques. 

Et ce jour là, je ne suis pas d'accord avec : 

- la théorie de l'évolution (Darwinienne) 

- ni avec l'enseignement de la libération française par les états-unis (de 1945 à 1960-1970 les écoles enseignaient en effet que c'était la Russie le principale libérateur, bien avant la folie URSS et l'anti-communisme ambiant des années 1980... revirement de situation en 1980-1990, puisqu'il devient insupportable que ce soit des russes qui nous ai rendu notre liberté, et pourtant...) 

- ni avec l'enseignement de la révolution française (soulèvement des paysans, mais fomentés par qui? La noblesse! Pourquoi? Pour avoir accès au pouvoir... et oui, les fourches levées demandant du pain n'était qu'une manipulation de seigneurs en soif d'un peu plus de contrôle sur le royaume!)



Bref, je dis non aux propagandes honteusement véhiculées par les programmes nationaux (oui, oui, propagandes, n'ayons pas peur du vilain mot!) 

Et puis je dis non à pire encore! Je dis non aux contrôles, je dis non aux notes.

Et j'en ai le droit en tant que parent. Toujours cet article 2... mais pour varier, on va mettre une pointe d'article 26.3 de la déclaration universelle de l'Homme* (rien de moins!) qui nous dit que j'ai le droit de choisir le genre d'éducation à donner à mes enfants. 

Et ce genre d'éducation, justement, ne comporte pas d'évaluation (dont l'EN connait, en plus l'inefficacité, comme en témoigne l'IGEN (inspection générale de l'éducation nationale) elle-même, dans un document officiel de juillet 2005, ici.) Et histoire d'enfoncer le clou, le livre la tyrannie de l'évaluation reprend bien les limites connues à tout test. Je pense que je l'aurai sur moi en classe :) 

(Si ça vous intéresse, voici 2 articles que j'avais publié sur l'évaluation en générale et à l'école en particulier.)


A ce stade, vous imaginez bien que je me sentes mal pour la professeur des écoles elle-même, qui a dû me subir (mais ce n'est pas personnel, hein, j'ai des amies incroyables qui font ce métier de fous et j'en profite pour leur signaler! Z'êtes formidables et courageuses!!) Mais je ne lâche pas...

On peut même dire, que je me suis achetée une trousse et un cartable par esprit de groupe. D'ailleurs, j'aime beaucoup traîner avec Jordan et Océane à la récré! Je me suis fondue dans la masse :



The boule-de-neige-effect

Mon comportement, forcément, ne passera pas inaperçu auprès des parents de mes 34 autres petits copains de classe. 

Fois 5 classes par école. 170 individus touchés.

Et sans doute, dans les villes et villages voisins, on aura entendu parlé de la folle-qui-va-à-l'école-à-30-ans-passés, zou, on va dire, les 5 villes autour. 850 individus donc, qui n'ont pas un, mais 2 parents : 1700 adultes touchés donc.

Ces 1700, vont vouloir raconter ma folie parentale au boulot, lors des réunions de famille (sans parler de Facebook)... si chacun touche 10 personnes (MINIMUM), on arrive donc à 17 000 (on arrondit à 20 00 tant qu'à faire!)

20 000 personnes (qui à leur tour... oh mince! J'en ai le vertige!)

Que ce soit par ce blog, par Facebook, jamais je n'aurai réussi à atteindre ce chiffre fabuleux! J'en suis toute excitée!



Au moins 20 000 citoyens français sauront désormais que nous avons le droit, en tant que parent, de venir avec nos enfants à l'école (le feront-ils? Oh oui, j'en connais... et on le fera, jusqu'à ce que le nouveau ministre nous ponde une lois l'interdisant!) 

Au moins 20 000 citoyens français sauront désormais que la scolarisation n'est pas obligatoire (parce que, honnêtement, je vais pas me retenir de leur dire... surtout que c'est écrit sur les T-Shirt que je porterai tous les jours pour aller en classe!)

En France, 10% des élèves sont sujet à harcèlement à l'école. Si tous les parents savaient que l'ief est possible, imaginez un peu, le nombre de déscolarisation! Oui, les 20 000 ne passeront pas à l'acte, on est d'accord... 10%. Soit 2 000 et comme chaque couple a en moyenne, 2,5 enfants (j'adore les moyennes... on voit bien le 1/2 enfant, comblé par son statut de moitié!) ça nous fait, à la louche 5 000 enfants en ief.... 

Une belle augmentation donc, uniquement dû à mon fait.

Or... je ne suis pas la seule!

Non.

Non.

Non.

L'ief augmente, n'en déplaise à Najat (allé quoi Najat, j'ai déjà tellement parlé de toi ici, on peut se tutoyer!) Grâce à cet amendement, grâce à ce décret, nous pourrons donc passer à la vitesse supérieure. Et embrigader (puisque Mme la ministre pense que nous ne sommes que cela, des embrigadeurs responsables d'une véritable pouponnière de terroristes) l'esprit des enfants afin qu'ils revendiquent enfin, haut et fort, leur liberté de s'instruire comme ils le souhaitent.

Une véritable opération de communication, gracieusement offerte par l'état!


Le 2e effet kisskool

Le 2e effet? L'emploi bien entendu! 

Les inspecteurs se sont déjà plaint à devoir faire des contrôles dans trop de familles (d'où nouvelle loi et décret, Najat sait faire plaisir à ces inspecteurs!) Alors, vous imaginez un peu avec une telle augmentation de familles? Va falloir recruter sévère à l'EN!!! 

Et tant qu'à faire... ce sera peut-être nos propres enfants?

Des enfants devenus grands, sensibilisés aux pédagogies alternatives, pouvant dialoguer avec calme, respect avec les familles... enfin des contrôles respectueux! Si si, ces contrôles que l'on souhaitent tous vivre.

Il en a fallut des chemins détournés!

Mais le but est atteint... avec bonus (moins de chômage et plus d'enfants libres!)

Bon je vous cache pas qu'il y aura quelques petits soucis hein!

Dans ce paradis, la consommation d'antidépresseur risque de chuter... oui, oui... en particulier chez les enfants. Parce que oui, saviez-vous qu'1 enfant sur 20 était sous anxiolytiques? 1 enfant sur 20!!! 


Je vous laisse vous même tirer les conclusions sur ce fait (harcèlement scolaire, échec, phobies, et tout et tout). A l'heure de l'insouciance de l'enfance, 1 enfant sur 20 se sent tellement mal dans sa vie que ses parents ont recourt à l'endormissement chimique!!!!

"Alors, Najat, STP, pour le bien de l'industrie pharmaceutique... retire ton projet de loi! 

Parce que si tu le fais pas... en plus, quand je serai en classe avec ma fille, je parlerai des vaccins aux autres parents. Et comme j'ai fait des études longues (genre ultra super longues de ouf en chimie), je revendique aussi mon statut d'expert... ils risquent de me croire! Et là, LA, tu risques vraiment de faire la gueule quand Sanofi te demandera des comptes!

J'te laisse là dessus Najat... je viens de recevoir une lettre de Nature et Découvertes diffusant les bienfaits de la pédagogie Montessori (et je blague pas hein, je viens de le recevoir là, alors que j'écrivais!) Montessori, ça fait vendre désormais, je te conseille de placer tes billes dans ce nouveau lobby, ça va faire fureur!

BISOUS hein!"

Alors... finalement? Il est pas beau le projet de loi?


Articles évoqués :

* Protocole additionnel aux droits de l'Homme et aux libertés fondamentales de 1952
Article 2 – Droit à l'instruction
Nul ne peut se voir refuser le droit à l'instruction. L'Etat, dans l'exercice des fonctions qu'il assumera dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement, respectera le droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques.   


* Convention internationale des droits de l'enfant.
Article 9

1. Les Etats parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l’enfant, ou lorsqu’ils vivent séparément et qu’une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l’enfant
* Déclaration universelle de l'Homme
Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. 
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. 




3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

jeudi 18 août 2016

Projet quoi? Projet PEDAGOGIQUE!!!!!!!

Hier, Strasbourg, petite sortie avec les enfants au jardin des deux rives... me voilà harcelée à chaque feux rouge de publicités aux termes des plus déprimants : c'est bientôt la rentrée! 

Cartable, baskets, ... je suis heurté de toutes parts par RENTREE, RENTREE, RENTREE (à des prix imbattables en plus, je regretterai même un chouya de ne pas avoir de liste scolaire) !

Nous sommes le 17 août et pourtant, nos idées vaquent déjà auprès des odeurs de cahiers neufs et de colle (oh... l'odeur de la colle blanche!)

Mais vous vous dites, que tout cela n'a pas beaucoup d'importance pour nous, puisque nous n'avons pas vraiment de rentrée. Et bien si! Depuis mardi ça bosse à nouveau (enfin moi) parce que j'ai bien retenu la leçon ! Oui, l'inspecteur qui nous contrôle tous les ans, il ne demande pas non plus la lune, simplement des trucs INCONTOURNABLES comme un cahier-journal ou encore un projet pédagogique.

BAM !


Alors bon, quand il m'a demandé notre projet pédagogique, que je lui ai souris pour cacher ma panique... puis un silence gênant... on aurait pu entendre une mouche volée.

Ben oui, quoi... notre projet pédagogique c'est de suivre les intérêts de nos enfants et d'apporter les instructions au moment où les enfants se passionnent pour un apprentissage (je l'avais écrit dans le dossier pardi ! Et il m'avait même dit qu'il l'ait lu "avec beaucoup d'intérêt", m'aurait-il... menti?!!!?!)

Oui... je n'ai plus de photos d'avance !
Je tape donc dans ma réserve peinture...
www.sheartswild.com
Quand le gentil monsieur est reparti en me conseillant pour l'année prochaine d'avoir un projet pédagogique (grrrggrrrrr) je me suis dis que s'il y tenait tant, c'est que ça ne devait pas être pour rien (genre le ticket d'or de Charlie et chocolaterie! Sans... tu peux pas visiter l'usine!)

Je ne m'estime pas une personne moins intelligente que la moyenne, alors j'ai fait travailler ma cervelle :
 projet = avenir, ce qu'on veut pour le futur ; 
pédagogique = outils pour faire apprendre ; 
donc = quels outils je vais prendre pour leur faire apprendre dans le futur.



Bon... c'est pas comme si je lui avais présenté TOUS nos manuels, TOUS les fascicules, TOUS nos livres, TOUT le matériel Montessori, TOUS nos projets...

J'ai pensé que ma cervelle ne fonctionnait pas aussi bien que ça, et que j'avais peut-être loupé un truc. J'ai donc surfé sur... ... sur... ... ben sur Wikipedia bien sûr (y'a pas d'entrée projet pédagogique dans mon Grand Larousse Universel) :

Le projet pédagogique est une notion d'abord développée et utilisée par et pour les lieux accueillant des enfants et impliqués dans l'éducation ou la pédagogie (de la crèche à l'université). Mais cette notion peut aujourd'hui être étendue aux universités populaires, à l'individu autodidacte, et aux personnes âgées via l'université du temps libre par exemple.

Un projet pédagogique est généralement élaboré à l'échelle d'une structure (écolecrèche, accueils de loisirs, accueil collectif de mineurs, classe d'université, collège ou lycée, etc).

Il peut se traduire et décliner en plans de fonctionnement, d'organisation d'une structure, d'action éducative, de projets annuels, thématiques, coopératifs, collaboratifs, ouverts sur d'autres pays et cultures, etc.
Il peut éventuellement s'appuyer sur des intervenants extérieurs (dans les limites autorisées par les ministères et lois concernant l'éducation, par exemple sans prosélytisme en France)



Et c'est là, qu'on se rend compte du dialogue de sourds... (que la ministre nie totalement). Je tiens à préciser que notre contrôle s'est bien déroulé, que nous avons eu un rapport positif. Malgré tout, on sent bien que nous ne parlons pas le même langage (cette année sera donc pour moi, l'occasion d'aller plus en profondeur sur les attentes que possède l'EN auprès des familles ief sous le nouveau thème "le contrôle pédagogique").

A notre inspecteur j'ai présenté les livres réalisés par mon enfant (projets thématiques check), je lui ai aussi montrer les projets artistiques sur l'année (coutures, animaux tricotés, etc... projets annuels, check), je lui ai expliqué comment nous fonctionnions, avec une partie dans la classe et dans le salon (plans de fonctionnement, check) et que c'était maman qui se chargeait de l'instruction (plan d'organisation de la structure, check).

Alors me voilà à ne pas comprendre... l'inspecteur avait TOUS les éléments qu'il recherchait,  dans notre rapport d'instruction et dans notre discussion où j'ai tout rappelé. Pourquoi alors me les redemander avec autant d'insistance?

Toutes les données sont fournies par les familles MAIS ça ne va pas. Et ça finit par agir contre nous.

Et il m'a fallut rencontrer et discuter avec d'autres familles pendant le week-end dernier pour enfin comprendre (illumination!!!!)


L'important pour l'EN c'est LA FORME.

On prend les mêmes infos, mais on les sépare par paragraphes et on les mets en couleurs (la couleur et le surlignage, c'est important on vous dit!)

L'inspecteur n'a pas que ça à faire, il doit avoir accès à toutes nos infos en 3 sec chrono (le temps de tourner la page de sommaire, pas plus.) Et derrière son insistance vis à vis du projet pédagogique, j'ai su entendre son appel à l'aide... comment en effet comprendre ce qu'il se passe pendant 1 an dans une famille en 1H30-2H ?

Alors cette année on va l'aider ! On va forcer sur la forme, l'accès facile à nos données qui justifie qu'il y a bien instruction ! 

J'ai commencé par faire un JOLI planning (en couleur) par période d'apprentissages (car nous fonctionnons selon la pédagogie Steiner par période de 2 à 4 semaines sur 1 seul sujet). Bon je me suis un peu emporté avec le coloriage (une roue de Goethe sur la page titre risque de me porter préjudice... restons sobres.)

La suite de ce projet sera JOLI aussi, avec titres surlignés et sommaire soigné-s'il-vous-plaît, inspiré directement de Wikipédia :

I). plan de fonctionnement de notre instruction, 
II). plan d'organisation au sein de la famille, 
III). pédagogies, 
IV). projets annuels, 
V). projets thématiques, 
VI). projets coopératifs, 
VII). projets collaboratif 
VIII). projets ouverts sur d'autres cultures.

Alors zou, amis IEF, à votre projet pédagogique aussi ! 

Merci qui? Merci Wiki!

p.s. pour nos ami(e)s professeur des écoles, adeptes des obscurantismes langagiers de l'EN, n'hésitez pas à nous apporter vos lumières : c'est quoi pour vous un projet pédagogique ?

lundi 6 juin 2016

Le chaînon manquant

J'ai à nouveau beaucoup de choses à partager avec vous... entre nouvelle proposition de loi, décret menaçant l'essence même de l'ief, notre contrôle pédagogique, ou encore la première vidéo des Manele (iciiiiiiiii.)

Pourtant, la nécessité d'écrire sur les émotions m'est apparu en premier (vu la pagaille sur les réseaux sociaux à la suite de l'annonce du décret secret, ça n'est pas si hors sujet que ça...)

Ce n'est pas la première fois que j'écris sur l'émotionnel et j'ai fait de belles et généreuses découvertes depuis que j'ai commencé à faire des recherches là-dessus. Il y a un an, j'ai même suivi un stage de gestion des émotions avec le cheval.

Au quotidien, nous appliquons la CNV (communication non violente selon Rosenberg) depuis 6 ans à la maison.

Pourtant, j'ai l'impression de ne rien gérer du tout! 

Avec toutes ces injustices à longueur de temps... je me sens... dépassée.

Et oui... j'suis encore en mode GIF ;p

Je fais partie de ces nombreux occidentaux incapables de gérer stress, colère ou joie. Je fais partie de ces nombreux occidentaux qui ne cède pas à la brutalité envers les autres que ce soit par des coups ou par des mots blessants.

En fait, je fais partie de cette belle et grande population qui ingère leurs émotions.

Une émotion? BLOP! Avalée!

Voilà pour moi ce qu'était la gestion des émotions jusqu'à récemment! Et ensuite, dans le calme (apparent) et le sourire béat de la mère et épouse parfaite, avoir une belle et grande discussion autour d'une tasse de thé. J'avais l'impression de faire ce qu'il fallait, de suivre le manuel et de passer tout de même à côté de quelque chose d'important.

La partie sourire et tasse de thé ne sont pas à jeter. Cependant, il manquait à tout cela une étape absolument nécessaire.

L'enfant imite les parents et si les adultes imitaient aussi les enfants?

C'est encore, et encore, mes enfants qui m'ont montré la voie (ce sont nos maîtres, et non l'inverse!) Alors je vais vous poser une série de questions dont vous aurez systématiquement la réponse : 

" - Que fait un enfant quand il éprouve de la joie?"

"- Il saute de joie, il court, il hurle!"

" - Que fait un enfant quand il s'est fait mal, quand il est triste?"

"- Il pleure pardi!"

" - Que fait un enfant quand il est en colère?"

"- Il hurle, il gesticule dans tous les sens, il EXPLOSE!"

Et est-ce que vous sentez arriver LA question piège?

" - Que faites-vous quand vous éprouvez un stress, une colère, une grande joie, un chagrin?"

Votre réponse va être nuancée, vous allez certainement me dire que cela vous arrive de pleurer. Que cela vous arrive de crier un bon coup!

Mais, combien de fois par jour le faites-vous? Combien de fois par jour ressentez-vous du stress? 

L'exprimez-vous à chaque fois? Non, bien entendu, vous ne pouvez pas vous permettre de vous rouler par terre en plein milieu de votre bureau!



Comment libérer ses émotions?

En partant du principe que vous savez déjà repérer la plupart des émotions qui vous assaillent chaque jour (mais franchement, notre éducation a passé tellement de temps à nier nos émotions, que nous sommes nombreux à ne plus recevoir les informations), comment les vivre pleinement sans être ridicule en public et sans les ravaler?

Le Dr Tal Schaller propose quelques exercices dans ses vidéos, afin de sortir les émotions par le corps que ce soit la peur, la colère... oui, vous allez voir que ce Mr est un Personnage! 

Exprimer l'émotion par le corps, voilà le chaînon qui me manquait! 

Comme chacun est différent, il existe aussi d'autres solutions, comme l'écriture! J'ai beaucoup écrit d'ailleurs, mais je ne peux pas toujours sortir mon petit cahier, alors que l'exercice du tigre se fait à peu près partout où il y a des toilettes (cf la vidéo de la colère ci-dessus)! Il y a aussi les exercices de respirations et notamment des grandes expirations (surtout les soupirs!)

Quand l'émotion est sortie, il reste quoi?

Il reste la paix en soi. Les muscles se dénouent. L'esprit s'allège et c'est alors que nous pouvons passer aux autres des messages bienveillants. C'est seulement à ce stade que je peux utiliser les outils CNV et que je peux faire preuve, intégralement, d'empathie (c'est à dire que je ne sors pas machinalement les mots qu'il faut, mais que je me mets vraiment à la place de l'autre).

A l'inverse, et si les malaises et maladies étaient des signaux nous demandant de reconnaître nos émotions et de les exprimer? Il paraîtrait que les personnes violentes sont en très bonne santé...

Alors, on se fait un petit récap'?



Je ne peux pas m'empêcher de vous laisser sur une dernière réflexion : 

Je me souviens de l'interview d'une psychologue qui disait qu'elle n'avait jamais vu, nulle par ailleurs qu'en Italie, des individus si émotionnellement sains. Elle décrivait ensuite une scène, où une mama italienne, chassait une dizaine d'enfants de sa cuisine en s'exprimant à grands cris! Pour cette scientifique, cette femme était un modèle pour ces enfants et elle se questionnait sur cette mode de la parentalité positive où le cri des parents est vu comme un échec.

Vous vous doutez bien que cet interview m'avait interpellé! 

Tellement, à vrai dire, que j'avais fermé l'article de rage (la mama italienne n'hésitait pas à donner des coups de cuillère en bois) et j'ai totalement oublié de relever le nom de la psychologue en question.

Je lance donc un appel aux cris, aux rugissements... pour la forme. Avec cette nuance importante : la violence verbale contre l'autre reste interdite. 

Je poursuis donc ma propre éducation en parallèle de celle de mes enfants, tout en nuances et en équilibres. Et toutes ces petites découvertes personnelles qui me font avancer. Hourra!


p.s. le blog va bientôt migrer et fusionner dans un beau projet regroupant mes divers centres d'intérêts (créativité, éducation, permaculture, végétarisme, ... ) No souci, tout sera là, plus beau et digeste, dans une cohérence étonnante.