samedi 29 novembre 2014

A toutes les mamans au foyer

A passer un peu (trop) de temps sur le net, on ramasse de vrais pépites. 

On va un peu parler des mamans!

Voici par exemple la traduction d'un joli article, à partager. Le blog est américain et est tenu par le mari d'une femme au foyer ici. Il répond aux railleries dont les mamans à la maison sont souvent l'objet... et cela fait du bien de le lire. Merci à Education Joyeuse pour la découverte!

"Je ne les entends plus... c'est louche!"

On m’a fait la remarque deux fois en une semaine, et à chaque fois, c’était une femme. Les gens – et les femmes en particulier – devraient pourtant avoir plus de respect que cela.
La semaine dernière, j’étais à la pharmacie lorsqu’une dame sympathique s’est approchée.
“Matt ! Comment vont les enfants ?”
“Très bien ! Ils vont très bien, merci d’avoir demandé.”
“Ça fait plaisir à entendre. Et votre épouse ? Elle a enfin repris le travail ?”
“Et bien elle travaille déjà beaucoup à la maison, à s’occuper des enfants. Mais elle n’a pas prévu de reprendre le travail, si c’est ce que vous voulez savoir.”
“Oh, formidable ! Ça doit être amusant !”
“Amusant ? C’est beaucoup de travail. Un travail gratifiant, certes. Mais amusant ? Pas toujours.”
Cette remarque-là n’était pas trop agressive. Elle était simplement présomptueuse et condescendante.
Un autre incident s’est produit aujourd’hui, au café. Tout a commencé de manière identique : un échange amical au sujet de nos bébés. Mais la discussion a rapidement dégénéré lorsque mon interlocutrice m’a lancé ça :
“Alors votre femme va rester à la maison de manière permanente ?”
“Permanente ? Et bien, pour l’instant, oui, elle va élever les enfants.”
“Oui, le mien a 14 ans, maintenant. Mais en parallèle, j’ai eu une carrière florissante. Je ne pourrais pas être mère au foyer. Je m’ennuierais rapidement. [gloussement] Qu’est-ce qu’elle peut bien FAIRE de ses journées ?”
“Oh, elle fait tout, justement. Et vous, qu’est-ce que vous faites de vos journées ?”
“…Moi ? Ha ! JE TRAVAILLE !”
“Ma femme ne s’arrête jamais de travailler. Mais bizarrement, vous et moi sommes au café, au beau milieu de l’après-midi. Je suis sûr que mon épouse voudrait bien prendre le temps de s’asseoir et de boire un café. C’est bien de faire une pause, non ?”
La conversation s’est achevée sur une note nettement moins amicale qu’elle n’avait débuté.
Attention, je ne critique pas les femmes qui ont un emploi à temps complet. Je comprends notamment que certaines de ces femmes n’ont pas le choix : les mères célibataires, ou bien celles dont l’époux ne gagne pas assez pour subvenir aux besoins de la famille. Ou bien elles choisissent de travailler, parce que c’est ce qu’elles veulent faire. Très bien. Je comprends aussi très bien que la plupart des femmes “actives” ne sont pas malpolies, pompeuses et arrogantes, comme les deux exemples précédents.
Mais je ne suis pas encore prêt à faire la paix. Je veux mettre un grand coup de pied dans les genoux de notre société attardée et matérialiste, pour lui dire “SECOUE-TOI, SOCIÉTÉ !”.
Cette discussion ne devrait même pas avoir lieu. Je ne devrais même pas avoir à expliquer pourquoi c’est stupide – notamment pour des femmes – d’arborer un tel mépris et une telle hostilité envers les mères au foyer. Sommes-nous vraiment si superficiels ? Sommes-nous vraiment si perdus ? Sommes-nous vraiment la première culture de l’histoire de l’humanité à ne pas saisir l’importance et le sérieux de la maternité ? Les païens avaient déifié la Maternité, et la vénéraient comme une déesse. De nos jours, c’est l’inverse : nous traitons la maternité comme une maladie, ou un obstacle.
Ceux qui choisissent de se consacrer totalement à l’éducation des enfants – une tâche épuisante et sans contrepartie, mais particulièrement importante – devraient être mis sur un piédestal. Nous devrions les vénérer et les admirer, de la même manière que l’on admire les scientifiques et les héros de guerre. Ces femmes se consacrent à quelque chose de beau, de compliqué, de difficile, de terrifiant, de douloureux, de joyeux et d’essentiel. Quoi qu’elles fassent, elles FONT quelque chose, et notre civilisation DÉPEND de leur réussite. Qui d’autre peut en dire autant ? Quel autre métier amène autant de risques ?
C’est vrai qu’être une mère n’est pas un “métier”. Un métier, c’est quelque chose que l’on fait dans la journée, et que l’on arrête ensuite. On touche un salaire. On a des avantages, des syndicats, et une salle de pause. J’ai eu de nombreux métiers : ça n’a rien de mystique ou de spectaculaire. Je ne comprends pas vraiment pourquoi notre société place “les actifs” sur un tel piédestal. D’où nous provient cette notion ? Du Petit Livre Rouge ? Avoir un métier est une nécessité pour certains – pour moi, ça l’est – mais ce n’est ni libérateur ni valorisant. Quel que soit votre métier – vous êtes sacrifiable. Vous êtes un numéro. Vous êtes un calcul. Vous êtes un esclave. Vous pouvez être remplacé, et vous le serez forcément. Est-ce que je suis trop dur ? Non, je suis quelqu’un qui a un métier. Je suis réaliste.
Si votre mère cessait d’être une mère, des vies entières en seraient chamboulées, et la société en souffrirait. Les conséquences de cette tragédie se ressentiraient sur plusieurs générations. Si elle abandonnait son métier d’analyste informatique, elle serait remplacée en quatre jours, et personne ne s’en émouvrait. Idem pour vous et moi. C’est chez nous que nous sommes libres et puissants, pas au bureau. Mais nous sommes des zombies, et donc nous ne parvenons pas à le voir.
Oui, ma femme est SEULEMENT une mère. SEULEMENT. Elle a SEULEMENT donné vie à des enfants, et elle forme SEULEMENT leurs existences et leurs futurs. Elle gère SEULEMENT la maison, tout en s’occupant d’enfants qui dépendent SEULEMENT d’elle pour tout. Elle apprend SEULEMENT à nos jumeaux comment être un humain décent, et, à mesure qu’ils vieilliront, elle sera SEULEMENT responsable de leur apprendre tout et rien, depuis leur morale jusqu’à leur hygiène, en passant par leur alphabet et leurs bonnes manières… Elle est SEULEMENT la pierre fondatrice de notre famille, et mon compas moral. Elle est SEULEMENT le centre de notre monde. Et la société s’effondrerait SEULEMENT si elle et les autres mères échouaient à la tâche qu’elles exécutent au quotidien.
Oui, elle est seulement une mère. Ce qui revient à regarder dans le ciel, et à dire “hé, c’est seulement le soleil”.
Bien sûr, toutes les femmes ne peuvent pas rester constamment à la maison. Le reconnaître est une chose, en faire un idéal à atteindre en est une autre. Considérer que c’est la situation idéale revient à dire qu’il est IDÉAL que des enfants passent MOINS de temps avec leur mère. C’est de la folie. De la pure folie. Ce n’est pas idéal, et ce n’est pas neutre. Plus une mère peut passer de temps à élever ses enfants, mieux c’est. C’est mieux pour eux, mieux pour leurs âmes, mieux pour la communauté, mieux pour l’humanité. Point.
Il est cependant probablement vrai que les mères au foyer ont du temps libre. Tout comme les gens “actifs”. D’ailleurs, de nombreux métiers pourraient être décrits comme étant principalement du temps libre, avec quelques pics d’activité machinale, çà et là. Quoi qu’il en soit, je ne cherche pas à débattre de qui a le plus à faire. Apparemment, on attache tellement peu d’importance à notre temps que l’on en vient à mesurer notre valeur à l’aune du peu de temps que l’on possède. En d’autres termes, “être occupé” est devenu un tel objectif à atteindre que ça en est devenu un synonyme d’”être important”. Vous pouvez pourtant être occupé et insignifiant, tout comme vous pouvez être essentiel, mais peu occupé. Je ne sais pas qui est le plus occupé, et je m’en moque. Peu importe. Je crois que l’on peut dire que nul d’entre nous n’est aussi occupé que nous le pensons. Et nous sommes, de toute façon, beaucoup trop occupés pour notre propre bien.
Il y a beaucoup de choses erronées dans notre culture. Mais au final, lorsque notre civilisation s’effondrera, nous regretterons sans doute la manière dont nous avons traité les mères et leurs enfants.

vendredi 28 novembre 2014

Couture # Déco de Noël

Je vous l'avais annoncé dans le post consacré à la fabrication de mini-peluche ici... les voici les voilà, nos nouvelles déco de Noël! 

Impatiente de voir ce que cela donnera sur notre sapin!

Les tissus proviennent de Ikea et du magasin de tissus de Rothau (67) : pas d'achat pour ce projet puisque je n'ai utilisé que des chutes ♡ ce qui me ravis totalement!! J'adore allé jusqu'au bout de ce que j'achète.
Pour le remplissage, j'ai utilisé ma laine cardée préférée (j'adore son odeur) trouvée chez bulledegum.

Une idée de leur taille

5 réalisations de chaque forme : botte, sapin, coeur et bien sûr étoile. Je voulais ajouter des petits anges, ce sera pour la prochaine fois! Les gabarits sont perso (ça se voit pour l'étoile en particulier, pas toute à fait symétrique) mais j'imagine que tout se trouve sur le net!!!

Ruban à carreaux dans le plus pur style alsacien

Ou tissus pommes ♡

Et vous, quels sont vos projets créatifs pour ce Noël?


dimanche 23 novembre 2014

Nos petits joujous en tissus

Parce que ça ne prend que 10 min à faire...

Nos bestioles colorées

... parce que leur bouille s'éclaire quand on leur donne un jouet qui vient du coeur

... parce que c'est "toudou"

... parce qu'on peut choisir la forme, le tissus et qu'on a toujours des idées

... parce que cela permet de renouer facilement avec sa MAC (lorsqu'elle a été délaissée pendant bien trop longtemps!)

Un avion à hélice pour mon fan de machines

Un âne pour ma dinguo d'équitation

Un poisson pour mes aiguilles

Pour toutes ces raisons, je suis devenue accro aux joujous en tissus. Les tissus proviennent du magasin de l'ancien site de l'usine Steinheil (fabricant de tissus alsacien à Rothau.) Les patrons sont perso, souvent fait à la va-vite, mais le résultat est super mignon, non?

Je tente d'adapter cette idée dans le but de renouveler notre déco de sapin de Noël. Je vous montre ça dès que j'ai fini!!

jeudi 20 novembre 2014

Fabriquer son matériel ou acheter?

Voici bien LA question que l'on se pose toutes et tous quand on débute la pédagogie Montessori à la maison.

Oui : le matériel occupe une place tellement importante... 

Et il s'agit de bien faire car le matériel doit être beau. 


C'est pourquoi j'aimerai créer une sorte de tableau récapitulatif concernant la fabrication du matériel Montessori. Il s'agit d'aider le plus de monde possible, de savoir par quoi commencer selon le niveau de son enfant (en tentant les trucs facile d'abord pour se donner du courage.)
Il y a tellement à créer, surtout pour les petits, que l'on peut vite se sentir perdu!

Je ferai ce tableau au fur et à mesure de vos contributions en mettant régulièrement ce post à jour!
Alors, à toutes les accro du bricolage : de la machine à coudre à la scie à chantourner, dites-nous ce que vous avez osé fabriquer, le degré de difficulté (sur une échelle de 1 à 5) le résultat (content ou pas?), le temps que cela vous a prit...
Donnez-nous votre témoignage en commentaire!



Le premier témoignage sera donc le mien. Ce que j'ai créé : les versés (enfin j'ai assemblé des achats de petites cruches, que j'ai remplit de pois chiche... degré de difficulté 0/5 sur ce coup là! Le plus dur a été de trouver des petites cruches... chez Metro au final...) idem pour le plateau des boutons, du miroir à nettoyer, des pinces à linge...
J'ai également fabriqué les cadres (très contente du résultat, achat de tissus Ikea, baguettes Weldom, difficulté 3/5 parce que j'ai du me remettre à la couture, merci aux papis et mamis pour leur investissement temps parce que franchement, j'ai été longue à m'y mettre!)  
J'ai tenté les plateaux de géométrie, mais je n'étais pas satisfaite du résultat. Je pense qu'il faut avoir du bon matériel de bricolage pour s'y attaquer. A la première occasion (comprendre promotion), j'en ai acheté un :)
Les boîtes à son : avec de la récup (des yaourt à boire, 0/5) 
Les tablettes rugueuses, ainsi que les lettres et chiffres rugueux : découper dans les dimensions que je voulais lors de l'achat de la matière première, peintes/ collées, vraiment facile et très contente du résultat!!!! (1/5)
Les longueurs bleus et rouge et bleu : très facile là aussi mais un peu long car j'ai voulu faire plusieurs couches de peinture (2/5)
L'alphabet mobile et sa boîte : très long à faire, vraiment, mais je suis contente de moi!!! Avec quelques vidéo de cartonnage, on y arrive! Idem pour le petit alphabet (sauf quand je change de design au dernier moment et que je n'ai plus assez de place, bref, celle là je la referais un jours).
Les documents des dictées muettes, paires, histoires découpées, nomenclature... il suffit d'une bonne imprimante et parfois d'une plastifieuse : 1/5
Les fuseaux et leur boîte : très contente du résultat, le plus long aura été de tailler les fuseaux pour avoir une jolie pointe :)
Le serpent positif et sa boîte : alors là ça vaut vraiment le coup car très rapide à faire et super facile! Achat des perles chez atelier-montessori.
La banque : un peu long avec toutes ces plaquettes de 100 et ce fameux cube de mille. Plusieurs soirées sont nécessaires, mais cela est très facile!

Bref, vous pouvez voir que j'ai réalisé les trucs faciles seulement. Et cela fait déjà pas mal de matériel!!!!! Pour tout ce qui touche au bois, et que je ne pouvais pas faire découper par le magasin, je me suis trouvée dans l'impasse (chéri, pour Noël, pense à m'acheter de quoi bricoler STP!!!) J'espère un jours pouvoir faire de super triangles constructeurs, et des puzzle de géographie (mais j'ai une phobie des trucs qui coupent, rien que l'usage de mon cutter est ritualisé, les scies me donnent des sueurs froides, mais j'espère un jours apprendre à m'en servir!!!!). 
Pour ce qui concerne, par exemple, les cylindres, les petits volumes bleus, je ne vois pas vraiment comment faire autrement que passer par l'achat... Peut-être que quelqu'un saurait m'éclairer???

mardi 18 novembre 2014

Imprimer un circuit

Pour tous les petits fan de voitures!

Car ici, p'tit loup ne joue qu'avec ça. Alors voici une jolie idée :) faire un circuit pour les voitures...
http://picklebums.com

Vous trouverez l'imprimable ici.

Il ne reste plus qu'à plastifier et à découper.

Aux ptits loups ensuite d'assembler!

Ou de mixer avec un circuit de train et des jouets en bois.




Pour plus de tranquillité le temps des photos, vous pouvez voir que j'ai scotché le circuit!! Ce n'est pas fait pour durer bien sûr. Le soir même tout était démonté! Mais quel plaisir :)

dimanche 16 novembre 2014

Pédagogie Montessori et pédagogie traditionnelle : résumé des grandes différences

Oui, voici quelque chose que j'avais déjà sur une page, mais je l'ai récemment enlevé, et puisqu'on me le redemande : tadaaaaaa! 


Les différences avec l'enseignement publique traditionnel sont nombreuses. Voici pour indication, un tableau réunissant les différentes conceptions pédagogiques :

l’enseignement Montessori
l’enseignement traditionnel
* l’éducateur a un rôle non intrusif dans la classe
* l’enseignant est au centre de la classe
* l’environnement et la méthode encouragent l’autodiscipline
* l’enseignant agit comme imposeur premier de la discipline
* l’instruction est principalement individuelle
* l’instruction est en groupe et individuelle
* les âges sont mélangés
* les groupes se font par tranche d’âges
* les groupes encouragent les enfants à s’enseigner et s’aider les uns les autres
* la plupart des enseignements sont donnés par l’enseignant
* l’enfant choisit son propre travail
* il y a un programme structuré pour l’enfant
* l’enfant découvre par lui-même les concepts avec du matériel autocorrectif
* l’enfant est guidé dans la conceptualisation par l’enseignant
* l’enfant travail aussi longtemps qu’il le souhaite sur le projet qu’il a choisit
* l’enfant a en général un temps de travail alloué
* l’enfant situe sa propre vitesse d’apprentissage
* l’allure de l’instruction est fixée par le groupe
* l’enfant repère ses erreurs grâce au matériel
* l’enseignant corrige les erreurs par la répétition et les récompenses
* l’enfant renforce l’apprentissage par la répétition de son travail et les sensations intérieures positives
* l’apprentissage est renforcé extérieurement
* il y a du matériel multi-sensoriel pour une découverte physique
* il y a peu de matériel pour le développement sensoriel
* il y a un programme structuré pour l’apprentissage de la santé et de l’environnement (cirer ses chausssures, laver la table,etc…)
* peu d’accent mis sur l’apprentissage de la santé
* l’enfant peut travailleur où il le souhaite, il se déplace dans la classe et parle à qui il souhaite (sans perturber le travail des autres) ; le travail en groupe est une volonté
* l’enfant a en général sa chaise personnelle ; on l’encourage à y rester tranquille, à écouter et à participer durant les leçons de groupes
* on organise un programme de présentation de la philosophie Montessori et de participation dans le processus d’apprentissage pour les parents
* l’implication des parents est volontaire
(source www.montessori.fr)


mardi 11 novembre 2014

Joyeuse St Martin

Le temps devient froid et sombre. C'est le moment de se rappeler que le Soleil n'est pas le seul à être généreux, chaleureux et brillant. Cela, nous pouvons le trouver en nous...

La St Martin, ou fête des lanternes, nous aide à trouver notre lumière intérieur. Celle du coeur. C'est pour cela qu'est utilisé la légende de St Martin et de sa grande bonté...


Les lanternes de l'année dernière étant encore fonctionnelles, nous avons créé cette fois de jolis photophores :) Des bocaux récupérés, de la colle fluide tranparente et mate, des pétales séchées. Toute la famille s'y est mise.

Et nous avons racontés ces 2 histoires trouvées ici.
L’histoire de la Lumière d’Automne
Il était une fois un petit garçon qui vivait avec sa mère, son père et sa petite sœur. Tout l'été, il avait joué nu-pieds et pouvait sentir la chaleur du soleil sur son visage. Puis, un jour, la terre a commencé à refroidir, et il a dû mettre des chaussures. Puis le vent a commencé à souffler! Il faisait froid! Il a dû mettre un chandail pour être au chaud. Les feuilles ont commencé à changer de couleur et à tomber des arbres.
« Qu'est-ce qui se passe? », demanda t-il à sa mère. « L'automne est là », dit sa mère, « et bientôt l'hiver sera sur son chemin. Vois-tu comment les écureuils font la collecte des noix pour l'hiver? Et les souris qui ramassent des graines ? Et notre chien qui a une couche de poils de plus en plus épaisse pour se réchauffer ? »
Le petit garçon réfléchi pendant quelques jours, et remarqua que l'écureuil collectait des noix. Et quand il caressait son chien, il remarquait que son poil devenait épais et touffu. Quelques jours passèrent encore, et le garçon dit: «Maman, il semble que le monde avait l'habitude d'être plein de soleil, mais que maintenant il commence à faire sombre. » Et sa  mère répondit : « Oui, il va faire de plus en plus sombre chaque soir jusqu'à ce que ce soit le plein hiver. Le monde se prépare à dormir. »
Le garçon a encore pensé à cela pendant quelques jours, et il a ensuite demandé : « Maman, nous allons nous aussi être froids et sombres ? »  « Non, dit sa mère, nous allons rester au chaud, mais ce ne sera pas le soleil qui réchauffera. Au cours de ces sombres mois d'hiver, nous devons trouver notre propre lumière! » « Comment pouvons-nous faire? », demanda le garçon.
« Nous pouvons faire cela en allumant des feux dans la cheminée, en allumant des bougies tout autour, en portant des vêtements chauds et en faisant des lanternes pour  prendre notre lumière avec nous dehors dans l'obscurité! Et nous pouvons nous tenir au chaud, et les autres aussi, en faisant des actes de bonté, pour réchauffer nos cœurs. »
Ce petit garçon et sa famille fabriquèrent des lanternes pour apporter leur lumière à l'extérieur. Et quand ils eurent terminé, ils prirent leurs lanternes et chantèrent des chansons, ils frappèrent à la porte de leurs voisins pour leur demander un peu de pain fraîchement sorti du four, pour les garder au chaud. Le garçon et sa famille gardèrent leurs lumières allumées et leurs cœurs se réchauffèrent tout au long de l'automne et de l'hiver.
Source: traduit et adapté depuis leblog joyfultoddlers

La légende de St Martin
Il y a longtemps, vivait un bon jeune homme qui s’appelait Martin. Par un très froid matin d’hiver, le jeune Martin retournait chez lui après avoir été longtemps parti. Pour ce faire, il devait traverser une petite ville entourée d’un grand mur. Il se dirigeait vers la ville sur son beau cheval fier. Il portait une armure étincelante et son casque brillait. Son beau manteau rouge était doublé de laine d’agneau. Il avait gelé cette nuit-là, mais son manteau le gardait au chaud. Il ne sentait pratiquement pas le froid. Là-haut dans le ciel, l’étoile du soir brillait pour le guider chez lui.
Quand il approcha des portes de la ville, il vit un pauvre homme, un mendiant, vêtu de vêtements en haillons, il était presque nu. L’homme tremblait de froid, mais personne ne venait l’aider. Dans ces yeux, la lumière de l’étoile du soir se reflétait.
En voyant cela, Martin sentit son cœur se remplir de compassion. Il se dirigea droit vers le pauvre homme et enleva son manteau rouge. Et avec un seul coup d’épée, il coupa le beau manteau en deux. Il enveloppa la moitié du manteau autour des épaules de l’homme qui avait si froid et l’autre autour de ses épaules à lui.
Les gens du village regardaient la scène avec stupéfaction, ils étaient touchés par la bonté de Martin. Martin retourna chez lui le cœur en paix. Après avoir mangé un bon souper avec sa famille, il donna de bonnes pommes sucrées à son cheval pour le remercier de l’avoir porté pendant son long voyage.
Cette nuit-là, Martin fit un rêve. Il entendait cogner à la porte de sa maison. Dans son rêve, il se leva pour aller ouvrir, et une lumière brillante l’aveugla. Un être de lumière se tenait devant lui. Il portait la moitié de son manteau qu’il avait donné au mendiant et dans ces yeux brillait la lumière de l’étoile du soir, la lumière du Divin, que nous portons tous en nous. Martin se frotta les yeux. Il réalisa qu’il ne dormait plus, mais qu’il se tenait vraiment à la porte de sa maison et le vent froid lui fouettait le visage.
Il referma la porte et vit que son grand manteau rouge doublé de laine d’agneau était accroché à côté de la porte, les deux morceaux avaient été réunis à nouveaux avec une belle couture d’or au milieu.
Après cette nuit-là, Martin devint lui aussi un être de lumière. Martin dévoua sa vie à s’occuper des pauvres, à s’assurer qu’ils avaient suffisamment de nourriture, un logis et des vêtements chauds. Et en vieillissant, la lumière de l’étoile du soir brillait dans ses yeux et dans son visage, et sa lumière était claire et étincelante, et elle se reflète encore aujourd’hui sur le monde.
On peut la voir dans chacune des flammes des chandelles.
Source: Le Journal des champs (via Catherine et les Fées)

dimanche 9 novembre 2014

Organiser leurs productions

Les dessins! On finit rapidement avec une pile gigantesques de petites oeuvres trop mignonnes... qu'on veut garder! Alors voici la minute astuce! Comment organiser leurs peintures?
La minute astuce :)

J'ai choisit la méthode des dossiers plastiques.
Parce que leur format correspond aux feuilles utilisées, que le plastique est transparent et qu'il permet aux petites mains de toucher même couvertes de chocolat :)
Des dessins bien protégés et rangés! 

Alors, tous les dessins ne restent pas au Panthéon artistique! On fait un tri ensemble... on prend soin aussi de noter la date, le nom de l'auteur et même un titre.

En les classant par ordre chrono, on voit bien leur progression... (progression qui coïncide avec les stades Stern) et leurs premières peintures sont à portée de vue de maman! Oui, parce que, à 4 mois, je leur mettais déjà les mains dans la peinture (bio hein, j'suis pas un monstre!)
Baby peinture. 

Je les ai customisé avec des photos des enfants selon leur période! Ainsi les enfants se retrouvent très facilement dans leur histoire personnelle.
Petite bouille!

Et on finit par avoir une jolie collection dans laquelle les loulous se plongent parfois, les parents... beaucoup! Et puis, ça fait hyper rangé!
De jolis souvenirs pour plus tard!

mardi 4 novembre 2014

premier mot explosion de l'écriture

Je dois avouer que si j'étais tentée par l'IEF, c'est aussi pour pouvoir assister à des moments comme ceux-là! 

Son premier lit écrit par sa main...
Si doux s'est écrit sidu et c'est un cheval surmonté d'une princesse qui le dit! 

Avant il n'y avait rien, ou c'était dans son intérieur, invisible et en un instant, c'est créé. La magie de les voir grandir et apprendre :) cela est tout simplement fascinant!

Encore plus lorsque les apprentissages sont libres. Oui le matériel est là. Parfois je leur rappelle, quand il est oublié trop longtemps... et ils me répondent que non ils n'avaient pas oublier mais que rien ne leur donnait envie.
J'ai appris à patienter. A jouer. A avoir confiance.

Hier, j'ai reçu la preuve que je n'avais jamais mieux placé ma confiance.

Je laisse déborder mon enthousiasme ici, comme vous l'aurez compris :)