mercredi 30 avril 2014

On a adopté une chenille

Alors que la petite bête grimpait sur ma fille terrifiée, j'ai eu une idée. 

Et si on l'adoptait?
Le monstre!

Sa maison est transparente... On l'observe gentiment. La gourmande profite de jolies feuilles bien tendres. Et étonnamment : oui une chenille ça fait caca comme nous!!

Et je sens que ma grande s'attache. Oui. À cette bête là précisément! Celle qui l'a fait hurler... ça vaut tous les "mais elle va rien te faireeeeeeeeuuuh!"

Deviendra-t-elle papillon? Comment les enfants réagiront? Ce sera un bon début pour évoquer la notion de liberté...

6 douces violences

Suite des 6 points à savoir sur la violence éducative, ici, voici 6 douces violences rédigées par être parent.com

Ce sujet est traité en collaboration avec Bertrand Audéoud, thérapeute familial.
douces violences infligées aux enfantsLorsque l’on parle de douces violences, il n’est pas question de maltraitance, d’abus, de préméditation ou d’intention de faire du mal à l’enfant. Il est question de placer l’enfant dans une insécurité affective à différents moments de la journée (des moments courts, mais répétés). Le mot “violences” montre la gravité de chaque parole et de chaque geste qui blessent profondément l’enfant. Le mot “douces” atténue le mot “violences”, puisque ce sont des mots et des gestes du quotidien dont souvent, on n’imagine pas l’impact sur l’enfant. Cet oxymore souligne donc bien l’idée de blesser l’enfant involontairement, sans s’en rendre compte.
Que nous soyons parents, ou que nous ayons la garde (occasionnelle ou régulière) d’enfants, nous pratiquons ces douces violences. Le but de cet article est de prendre conscience de l’impact qu’ont nos actes et nos mots sur les enfants, et d’essayer au maximum de les supprimer de notre quotidien, dans le but de les préserver, et d’être un parent bienveillant. Voici une liste des douces violences infligées aux enfants :
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1/ Les discussions : Parler au dessus de la tête de l’enfant sans l’intégrer dans la conversation alors que l’on parle de lui, c’est l’ignorer et lui faire comprendre qu’il est insignifiant. Il en est de même lorsque l’on parle de l’enfant à la 3ème personne alors qu’il est au milieu de la conversation (“La Schtroumpfette n’est pas gentille ce matin”). Une autre manière de créer un malaise chez l’enfant, c’est lorsque l’on critique ou lorsqu’on émet un jugement sur l’un de ses proches devant lui (commentaires sur les vêtements de sa tatie, le repas de la grand-mère, la maladresse de l’autre parent, etc.). Cela lui renvoie une image négative de ceux qu’ils aiment.
2/ Notre attitude : Ne pas dire bonjour en souriant à son enfant le matin, c’est lui renvoyer le message que l’on n’est pas content de le voir. Commenter négativement les acquisitions de l’enfant, et ne pas l’encourager lorsqu’il a des difficultés, c’est le laisser croire qu’il est nul et sans valeur à nos yeux. Or, notre amour pour nos enfants est inconditionnel, et lorsqu’ils sont moins doués pour quelque chose, nous devons d’autant plus les encourager, et valoriser les domaines où ils sont bons. Veillons également à les appeler par leurs prénoms, et pas uniquement par des surnoms. Nous respectons ainsi leur véritable identité.
3/ Les jeux et les activités : Forcer l’enfant à faire une activité, le culpabiliser s’il refuse une activité, lui proposer trop d’activités à la fois, ou encore le presser… toutes ces actions ne tiennent pas compte de la volonté de l’enfant. Un petit enfant n’apprendra et ne sera satisfait des activités que lorsque celles ci lui plaisent. Sinon, il vit cela comme une corvée. Or, le principe même du jeu et de l’activité, c’est d’être présent avec l’enfant et de lui faire passer un bon moment. Alors bien sûr, on ne peut pas toujours satisfaire toutes leurs attentes, mais essayons de trouver un équilibre, et de ne pas imposer à tous les enfants les mêmes choix.
4/ Les repas : Forcer l’enfant à manger, à goûter, lui faire du chantage, mettre l’enfant au lit lorsqu’il ne veut pas manger… Nous essayons tous de trouver une solution lorsque l’enfant boude la nourriture. Mais ces attitudes de notre part sont dures. Il y a d’autres actes qui sont encore plus violents : mettre systématiquement l’enfant en sous vêtements pour manger (nous, adultes, ne mangeons pas en sous vêtements, pourquoi l’enfant ?), l’empêcher de manger seul parce qu’il va se salir (c’est en pratiquant qu’il arrivera à manger proprement), ou encore, empêcher l’enfant de dormir parce que c’est l’heure du repas (si l’enfant dort et mange plus tard ce n’est pas si grave, en le forçant à rester éveillé, non seulement il mangera peu mais en plus il sera énervé). Enfin, lorsque l’on vient nettoyer le visage et les mains de l’enfant après le repas (avec un gant ou une serviette), cela ne nous coûte rien de le prévenir, plutôt que d’arriver par derrière et de l’essuyer sans que l’enfant ne comprenne ce qui se passe. J’ai également vu des parents forcer leurs enfants à terminer leur assiette alors qu’eux même ne finissaient pas la leur. Il faut être à la fois cohérent et indulgent. Nous mêmes n’avons pas un appétit toujours régulier. Nous mêmes n’aimons pas toujours tous les aliments. Gardons à l’esprit aussi que souvent, les enfants ont les goûts qui changent. Cela ne doit pas pour autant être un prétexte pour qu’ils ne mangent que ce qu’ils aiment, mais il est possible d’être juste et respectueux lors des repas.
5/ La toilette : Faire des commentaires sur l’hygiène de l’enfant, son anatomie, ses petits maux, sentir la couche avant de les changer, ne pas parler à l’enfant durant le change, prendre l’enfant pour le changer sans le prévenir, dire à un enfant qu’il est sale, qu’il pue, qu’il est moche ou qu’il est gros, empêcher l’enfant d’aller aux toilettes, laisser longtemps l’enfant sur le pot jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose dedans, gronder un enfant qui fait caca alors qu’on vient juste de le changer, parler devant tout le monde d’un souci concernant l’enfant dont on s’occupe… toutes ces attitudes sont une atteinte à la personne même de l’enfant, à son corps, à son intimité. Il n’y est pour rien s’il n’est pas encore propre, il n’y est pour rien si ça ne sort pas au bon moment…
6/ Le sommeil : Forcer un enfant à dormir (nous mêmes, il nous arrive de ne pas avoir sommeil), ne pas coucher l’enfant lorsqu’il a sommeil, le réveiller rapidement quand il dort, ne pas respecter son sommeil (faire du bruit alors qu’il dort)… C’est un fait que nous apprécions ces moments de répit quand les enfants dorment. Mais c’est un fait aussi que parfois, ils sont trop excités pour dormir, parfois leur rythme est déréglé par rapport à d’habitude, parfois il dormira 30 minutes et le lendemain 3 heures. A nous de trouver un compromis avec l’enfant pour qu’il ait son temps de repos, même s’il ne dort pas, et qu’il reste un moment au calme pour que les autres se reposent aussi.
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Cette liste de douces violences n’a pas pour but de nous culpabiliser. C’est évident que nous faisons tous un ou plusieurs des points cités précédemment. Le but de cet article est de vous montrer que l’enfant a besoin que nous le prenions au sérieux (et encore plus s’il n’est pas encore capable de s’exprimer et de se faire comprendre). “ Il a besoin de notre confiance et de nos conseils. L’enfant a droit a la vérité, et à ce que les adultes lui tiennent un langage de franchise et de sincérité.” (Janusz Korczak).

dimanche 27 avril 2014

Mon rêve

Le réveil sonne. Je me lève avec le sourire, comme d'habitude...

Je commence bien entendu par le petit déjeuner familial et par faire un petit tour dehors. Je dois vérifier la bonne santé de certains pensionnaires!

Ça, c'est avant d'accueillir les premiers enfants.

Oui... mon rêve est de créer une école. Et forcément... une école Montessori!!!!
Et pas n'importe laquelle... une école Montessori à la ferme! !!

Mon rêve prend forme peu à peu dans mon esprit. La matinée se déroule dans le calme et sans stress avec les activités habituelles. La classe n'est pas très grande mais elle est chaleureuse. Elle donne accès sur un préau et sur le potager entouré par les poules. Les enfants peuvent en jouir dès qu'ils en ont envie.

Nous préparons le repas ensemble. Ou non. Selon leurs envies. Il peuvent préférer jouer dans un coin dédié aux matériaux naturels. Chaleur toujours et ambiance Waldorf cette fois.

Au maximum les repas sont pris à l'extérieur. Les légumes sont cueillis par les enfants dans leur potager.

L'après-midi le temps est au repos. Lectures et sieste. Les plus grands peuvent assister à des activités données par des personnes passionnées et ce dans tous les domaines : du jardinage à la reliure, de la musique à la sortie botanique. C'est également le meilleur moment pour les expériences scientifiques. Bien sûr un groupe va voir les animaux : chèvres, lapins, poules et poneys. Nous apprenons les bases de leurs soins.

Après le goûter, des ateliers Stern. Une petite salle sans fenêtre aux murs colorés.
Le soir est déjà là. Des ateliers d'aide à la scolarité s'animent.

Mon rêve est encore plus précis dans mon esprit. Je peux sentir le bois, les peintures. Je peux ressentir le fourmillement des enfants. Je peux voir des mains toucher pour la première fois les pis d'une vache...


Même si je suis impatiente, je sais bien qu'il me faudra du temps pour créer un lieu d'accueil aussi réjouissant et peu cher. Et d'aide... Pour commencer, des petits mots d'encouragement? 

Je me fixe 100 jours pour avancer dans mon projet... 100 jours de blabla ici ou dans mon journal en demandant aux bonnes idées d'affluer. J'espère aussi pouvoir aider d'autres rêveurs! 

En tout cas, voici le jour 1! Jour de clarification :) et je croise les doigts pour que l'Alsace se remplisse d'écoles Montessori!

samedi 26 avril 2014

6 CHOSES A SAVOIR SUR L'EDUCATION NON VIOLENTE

Quand je trouve de telles pépites il m'est difficile de ne pas partager! Celle-ci provient du blog ensemble naturellement. Joli résumé de l'éducation bienveillante! Pour approfondir, je ne peux que vous conseiller les écrits de Rosenberg... une véritable révolution depuis son application ici,  entre les enfants mais aussi les conjoints, la famille, les amis et les inconnus :) bref, voici

6 CHOSES A SAVOIR SUR L'EDUCATION NON VIOLENTE

"Alors OK!
- Je ne dois pas crier
- Je ne dois pas donner de fessées
- Je ne dois ni punir, ni récompenser

Mais... JE FAIS COMMENT ALORS?!!!!"
L'éducation bienveillante (sans violence, respectueuse... appelez là comme vous le souhaitez!) nous cache bien des mystères. Voici 6 choses à savoir:
1. CE N'EST PAS ETRE LAXISTE!
Très (trop) souvent le fait de ne pas crier, punir, donner des fessées sont considérés comme laisser tout faire à son enfant.
Quand on parle de communication non-violente, beaucoup de personnes pense à  "enfant roi", "éducation permissive". "Pas de fessée" serait donc synonyme de "pas d'éducation"? 
Vos limites et vos règles seront les mêmes, mais votre façon de communiquer sera différente. La fessée et les punitions seront remplacées par de l'écoute, de l'échange, de la réparation de "bêtises"... La parole douce remplacera la dureté des mains. 
Être bienveillant, c'est dire les choses de façon respectueuse pour ainsi apporter confiance en soi, autonomie...  Oui, nous pouvons remplacer la fessée et les punitions par de la communication. Oui, l'enfant aura les mêmes limites. 

2. LA COMMUNICATION NON VIOLENTE NE S'INVENTE PAS
La pratique de la CNV demande quelques apprentissages, comme la connaissance d'une nouvelle langue. Devenir bilingue CNV ne se fait pas du jour au lendemain, laissez-vous du temps de maîtriser les outils de cette nouvelle langue.
"La communication non violente est un langage qui réclame de notre part la capacité à nous exprimer à tout moment à partir de notre coeur"
Marshall B. Rosenberg
Remplacez les habitudes peut s'avèrer compliqué et sans connaissance des techniques sur la communication non violente, vous aurez beaucoup plus de difficultés pour accompagner au mieux votre enfant.
3. ELLE N'EMPECHE PAS LES CRISES, FRUSTRATIONS...
Ce n'est pas parce que vous avez choisi la communication non violente que tout va rouler, les deux doigts dans le nez! Ça serait trop simple et en même pas très rassurant.
La crise du terrible two (phase du "non" autour des deux ans) ou encore la crise d'adolescence... sont des phases nécessaires pour la construction de votre enfant. Souvenez-vous du billet sur les 4 phases de l'autonomie (vous pouvez le relire ici)
Ces phases de développement seront présentent mais atténuées. En effet, la communication non violente, vous permettra d'accompagner chaque phase en douceur pour ainsi accompagner avec respect votre enfant vers la prochaine étape et vers l'interdépendance.
4. LA COMMUNICATION NON VIOLENTE C'EST "SE CONNAÎTRE"
Comment écouter son enfant si vous ne vous connaissez pas vous même? Comment accompagner des colères, des tristesses, des frustrations... si vous n'avez pas à gérer vos propres émotions?
"La CNV nous donne des clés pour descendre plus profondément en nous-mêmes et découvrir ce qui est vivant et vital en nous. Elle nous enseigne que tous nos actes sont l'expression de besoins que nous cherchons à satisfaire, comme tous les autres êtres humains. 
Elle nous apprend à développer un vocabulaire des sentiments et des besoins qui aide à exprimer plus clairement ce qui se passe en nous à chaque instant."
Marshall B. Rosenberg
Prenez le temps de comprendre ce qui se passe en vous pour ainsi accompagner au mieux votre enfant dans ses propres émotions et sentiments.
5. PRENEZ SOIN DE VOUS
"Prendre le temps de vous régénérer, de vous détendre, de profiter du calme qui accompagne l’absence de cris, de disputes et de responsabilités parentales est ABSOLUMENT essentiel à votre équilibre personnel. "
Violaine GUERITAULT
Comment pouvez-vous prendre soin des autres si vous ne prenez pas soin de vous?
"Je n'ai pas le temps!" Il n'est pas question de durée, il ne s'agit pas de profiter d'une soirée ou d'un week-end.
Prendre du temps pour soi, c'est tous les jours, à n'importe quel moment.
Savez vous que 3 respirations profondes apportent énormément de bénéfices, seulement 3! Vous avez bien le temps de respirer profondément 3 fois, régulièrement dans la journée?
Savez-vous également que 20 minutes de méditation équivaut à 2h de sommeil récupérateur? 20 minutes pour vous pendant la sieste des enfants.
Ces petits moments pour vous, vous apporteront beaucoup d'energie et donc de patience et de capacité d'écoute et d'accompagnement.
6. SOYEZ INDULGENT
L'angoisse de mal faire, commettre des erreurs... sont des sources de stress importants et demandent donc énormément d'energie.
Réduisez vos objectifs et visées des choses plus réalistes.
Accueillez les erreurs avec moins de culpabilité. Nous apprenons de nos erreurs et avec le temps nous prenons de plus en plus de confiance en nous.
"Je dis souvent aux parents avec lesquels je travaille que c'est un véritable enfer que d'avoir des enfants et de croire qu'il existe des parents parfaits. Si, à chaque fois que nous sommes moins que parfaits, nous nous faisons des reproches, nos enfants n'en retireront aucun bénéfice. Je propose donc d'essayer non pas d'être des parents parfaits, mais de devenir des parents de moins en moins stupides, en tirant les enseignements nécessaires à chacune des occasions où nous arrivons pas à donner à nos enfants la compréhension dont ils ont besoin, où nous ne parvenons pas à nous exprimer avec honnêteté." Marshall B. Rosenberg
6-choses-à-savoir

lundi 21 avril 2014

Je ne suis pas la mère dont je rêvais…

Voici des mots qui ont eu un écho fort en moi... empruntés à the book of mum.
Oui... parce que moi aussi je ne suis pas non plus la mère parfaite dont je rêvais...
Parce que j’ai ardemment voulu allaiter au sein lorsque mon ventre s’arrondissait pour la 1ère fois mais que je n’y suis pas arrivée…
Parce que je m’étais toujours promise de parler posément  et que, malheureusement, parfois je m’emporte…
Parce que je voulais une alimentation exclusivement faite maison mais qu’avec deux enfants rapprochés cela s’est avéré  compliqué de toujours prendre le temps, de s’y tenir à 100%…
Parce que j’avais prévu que pour ma Pépette je travaillerais à temps partiel mais que les contraintes de la vie en ont décidé autrement…
Parce que je m’étais persuadée qu’avec mes petits j’aurais une patience à toute épreuve mais que cela n’est pas  toujours le cas, malgré moi…
Parce que je pensais qu’une fois mère je n’aurais qu’une envie, être tout le temps avec eux, les porter si longtemps dans mes bras alors que non, parfois j’ai besoin d’être seule, cela me fait du bien…
Parce que j’avais la prétention de croire que je n’aurais jamais besoin de négocier avec mes enfants, que seul le dialogue pouvait tout résoudre, je me retrouve de temps à temps à utiliser la technique de la "carotte" pour arriver à mes fins, à punir quelques fois mon aîné…
Parce que je m’étais jurée de tenir ma langue, d’utiliser un langage sans gros mots ni jurons, je surprends pourtant mon fils dire "oh med’", "tain", pas souvent, certes, mais tout de même…
Parce que je me rêvais assise avec mes enfants, dans leur chambre, à jouer et rire à gorge déployée alors que, parfois, je prie pour qu’ils jouent un peu seuls…
Parce que je me voulais parfaite, idéale, sans failles, parce que je pensais que ça se ferait tout seul, sans questions, instinctivement, naturellement…
Pour toutes ces raisons, je ne suis pas la mère dont je rêvais pour mes enfants. Et il m’arrive d’en souffrir, envahie par ce fichu sentiment de culpabilité, comme ce soir par exemple. Tout cela tourne dans ma tête, je fais la liste de mes défaillances et j’ai l’impression d’avoir échoué, du moins en partie…
Mais je sais que demain est un autre jour et que je relativiserai. Oui, j’en suis la plupart du temps capable. Il n’y a pas de mère parfaite et si je sais l’accepter avec très grande facilité chez les autres, dès qu’il s’agit de moi, ces mots n’ont pas forcément le même écho… Ils peuvent finir de me convaincre mais ce n’est pas constant.
Je ne suis pas la mère dont je rêvais, je suis juste une mère qui a au moins le mérite de le savoir.

dimanche 20 avril 2014

Joyeuses Pâques

Juste quelques petits mots en ce jour de fêtes.

On sent l'enthousiasme partout qui pétille. Cela m'a sauté aux yeux ce matin alors que nous sortions ramasser ces fameux oeufs magiques. Dans les jardins voisins, tous les enfants étaient sortis en même temps et ce que j'ai vu à droite et à gauche m'a fait du bien.
Les parents qui sourient à leurs enfants. Des regards complices... pour moi c'est une belle image de ce qu'est la parentalité positive.

Oeuf symbole de la naissance et de la renaissance. Du changement?
Peut-être le sentez vous aussi?

Joyeuses Pâques à vous tous, en espérant que la bienveillance continue à s'insinuer dans les familles comme des petits oeufs en chocolat!

mercredi 16 avril 2014

Ahouuuuuu fait le Loulou

Si vous êtes habitués à ce blog, vous vous êtes certainement rendu compte que mes mots concernent souvent ma grande.

Alors aujourd'hui, billet spécial loulou de 2 ans...


Parce que je me pose mille questions à son sujet aussi et qu'il me fallait un billet entier.
Eh oui... on commence Montessori comme l'école, à 3 ans. Même à la maison!
Mais ce loulou a tellement baigné dans l'ambiance de la grande, qu'à 18 mois les versés n'avait plus de secret pour lui.

Et puis... ce fût le tour des cadres, des boîtes, des puzzles (milliers et milliers de puzzles). Toute la vie pratique y est passée.
Alors la vie sensorielle est arrivée. Les blocs de cylindre, tiroir de géométrie, volumes bleus, couleurs, binômes... bref je suis en terrains connus avec ce matériel.

Il demande, j'hésite. Je craque. Il fait. Il le fait bien.

Et voilà qu'à 2 ans 1/2 nous en sommes à la phonologie. Sur Sa demande. Où devrais-je dire SES demandes!! Et ça marche...
Terrain connu pour le matériel. Seulement pour le matériel. Oui, je l'avoue. Je flippe un peu en voyant mon petit mini boy. Il fait peu de temps de classe (15 min et pas tous les jours), je ne force pas...

Pour moi, ce loulou est une énigme. Pour le moment je suis son mouvement sans trop freiner. Et je le vois en douce, tracer des lettres rugueuses, regarder les lettres dessinés sur l'ardoise et les prononcer juste... et je flippe... alors je ne parle pas trop de lui et de son fonctionnement qui n'entre pas dans le schéma de ma formation.

Je me dis que je verrais bien... tant qu'il reste un petit garçon plein de vie et de joies, on continue comme ça. Surtout que sa maturité lui permet d'avoir beaucoup d'humour et d'élaborer de véritables jeux de mots!

Mais bon... je flippe un peu quand même :)

samedi 12 avril 2014

Soutien créatif

Petite séquence bouche à oreille aujourd'hui, car j'ai très envie de vous parler de 2 petits bonshommes bien alsaciens eux aussi...


... puisqu'ils habitent à Bricksheim! Ville typiquement alsacienne du monde alternatif des Légo :

Voici Henri et Edmond! 


Ces 2 là voguent d'aventures en aventures dans des courts métrages magnifiques. Et qui dit réalisation splendide et drôle dit forcément réalisateur passionné... et talentueux (voui voui et encore je me retiens!) J'ai la grande chance de faire (un peu) partie de la magie...

Que dire de plus? Créatif au possible, Maxime Marion (le réalisateur passionné et talentueux du paragraphe précédent) a encore de belles idées scénaristiques : un 3e volet va sûrement voir le jour. Ce qui signifie beaucoup d'investissement en temps et en matériel pour ce projet d'animation qui est sujet à un financement participatif.
J'aime beaucoup ce concept qui permet de passer directement par le public. C'est lui qui décide quel projet aider. Cela donne des résultats TRÈS créatifs, impossible à voir ailleurs!

Vidéos disponibles ici
Grâce à ce lien, vous pourrez découvrir les 2 premiers brickfilm de la saga (cela vaut vraiment le coup d'oeil) et pour tous ceux qui rêve d'entendre ma voix en lisant mes lignes (je me plaîs à y croire) je suis super fière de vous annoncer que vous pouvez m'entendre dans le nouveau voisin!

Merci de faire connaître autour de vous ce projet et de partager ce lien vers ulule :

http://fr.ulule.com/plastic-love/



jeudi 10 avril 2014

Pourquoi céder à l'évaluation?

Et voilà... des écoles nouvelles cèdent les unes après les autres à la pression des parents. Pédagogies alternatives ET notations? Je bloque! Surtout quand lorsque de l'IGEN reconnaît elle-même l'impossibilité de connaître les acquis...


Me voici replongée dans les méandres de ce système que je ne comprends décidément pas (voir mes billets précédents sur l'évaluation en générale et à l'école). Car comme 10% des parents (donc peu mais on existe quand même!) je suis contre l'évaluation. Même si les éducateurs peuvent préciser que seules les connaissances et non l'enfant sont évaluées, recevoir une mauvaise note, voir un zéro, reste un choc. Parfois on s'en souvient encore dans sa vie d'adulte!


Reste que nous pouvons aider nos enfants en leur demandant ce qu'ils ressentent, entendre la difficulté que cela est, pour eux, de recevoir une mauvaise note (et en précisant bien qu'il n'est PAS un 0) plutôt qu'en s'énervant/punissant.

Car oui, l'évaluation pour un individu grand (ou pire petit) c'est dur. Et carrément inefficace comme l'atteste ce document officiel de l'IGEN (inspection générale de l'éducation nationale) de juillet 2005. Il rappelle que le système de notation ne permet pas de savoir ce qu'un élève a acquis. Téléchargeable ici.

Tout parent d'élève en devrait en recevoir une copie à la rentrée...

mardi 8 avril 2014

Face à face : Faire grandir trop vite et la pédagogie Montessori

Avec les doutes que j'ai eu, d'en avoir tellement entendu sur le dessin (ici ma petite reflexion à ce sujet) je me suis demandé pourquoi l'on (le monde extérieur, le voisin, n'importe qui en fait) cherchait à faire grandir aussi VITE nos enfants?


Grandir... en douceur.

Plusieurs réponses possibles :

1) pour ne plus qu'ils soient dans nos pattes :
Je sais que si vous lisez mon blog, vous avez senti vos poils se hérisser à la lecture de cette affirmation.
Et le soucis c'est que c'est vrai. Exemple? Le Japon et sa société veillissante qui condamne les bruits des parcs et écoles. Ou encore le regard qu'on vous lance quand vous arrivez dans un resto avec 2 enfants, le soir. Pire : le regard quand vous arrivez dans un train avec un nourrisson!
Ah nan... celui là c'est fini... ils regroupent maintenant les familles dans un wagon spécifique... pas au Japon hein... en France!

Ouai ouai. Là j'ai grave envie de vomir pleurer!

Plus fort encore... avec le changement des rythmes scolaires (ben voui même sans téloche et sans enfants scolarisés je suis un minimum l'actualité...) j'ai eu l'occasion de lire des témoignages de parents révoltés, car dans les communes qui n'ont pas la possibilité de financer les activités artistiques, il est question d'augmenter le temps de pause de midi. Et là, horreur! "Quoi?! On va devoir garder nos enfants plus longtemps?! Ah non, toutes les bêtises ont lieu à midi!" (hors parents avec activité professionnelle...)

Bref, c'est carrément triste et je crois bien que nous sommes aujourd'hui tellement habitué à ne plus voir d'enfants dans nos rues, qu'on a oublié de vivre avec eux, leurs rires, leurs cris, leurs pleurs...

L'enfant dérange!

2) Car un enfant plus évolué nous renvoie une image de bons parents.

... "waouh, ton petit sait déjà compter jusqu'à 30 alors qu'il n'a que 2 ans!" Et oui, mon enfant il est trop fort, et moi je suis un trop bon parent. La classe.

Euh... et donc à l'inverse... mon enfant prend son temps pour vivre pour regarder un papillon voler ("mon dieu il a pètr un problème, il en dit quoi ton pédo-psy?"), pour faire des colères de mammouth que je laisse passer ("je vous plains, vous allez avoir du mal à l'adolescence" et si je te dis que ce sera certainement le contraire?) et j'en passe... = je suis un parent trop mauvais!

3) Par jalousie peut-être?
"Parce que moi quand j'étais petit on m'a élevé à la dur. Pas question de batifoler. Fallait aider les parents. Je m'en porte pas plus mal (vraiment?). Ce sera pareil pour mon enfant!" Comprendre ici "Moi j'ai pas eu droit au bonheur d'être un enfant, pourquoi lui oui"? Citation de mon domaine familiale.

4) Reformulation possible de la citation en 3) "c'est comme ça un point c'est tout."
Et donc nouvelle raison intrinsèque, c'est comme ça que tout le monde fait. Je suis le modèle...

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C'est un peu triste de priver un enfant de sa part magique d'enfance pour ce genre de raisons égoïstes, non?

Et là je vous vois venir : "attend là! Je connais un minimum la pédagogie Montessori... il n'est pas question de rendre autonome l'enfant le plus tôt possible? C'est pas grandir ça peut-être?"

La question à se poser : pourquoi je veux apprendre apprendre à lire à mon enfant le plus tôt possible? Être autonome en lecture tôt permet d'apprendre ce qu'on aime. Sans parler de la facilité de l'esprit absorbant...

Voici alors ma réponse...
On pourrait croire, avec la pédagogie Montessori, que c'est ce qu'on recherche : un enfant sympa qui sait tout et qui en plus de nous préparer le repas, met la table...

Là je ne peux répondre que d'une façon personnelle. Je ne cherche pas à ce que mes enfants soient autonomes dans le but de grandir mais dans le but de se passer de l'adulte : de tous ses jugments qui dévalorisent. Je cherche véritablement à ce que mes loulous soient bien dans leur peau et conscients de leurs atouts, sans chercher à brûler les étapes pour que moi ou la personne X avec qui je partage un wagon soit un peu tranquille... ou pour bien me faire voir par mes voisins!
Je veux leur permettre de cultiver leur estime de soi. Cela passe forcément par la satisfaction de réussir des choses par soi-même.

" Attend, la pédagogie Montessori, c'est aussi profiter de l'esprit absorbant pour commencer le calcul et le langage... des trucs pas forcément de leur âge! " C'est vrai! Et qui a dit que le langage et sa part difficile qu'est l'écriture n'était pas de leur âge? Pas les récentes études scientifiques en tout cas! Après tout, ce sont les bébés qui apprennent à parler?
Et surtout parce que la pédagogie Montessori c'est suivre les envies des enfants. Ils doivent pouvoir choisir ce qu'ils ont envie de faire!
À la maison on peut décider, en plus d'intégrer, d'autres visions pédagogiques et notamment de permettre à notre enfant de vivre totalement son enfance, surtout avec ce que j'ai appris de la vision Steiner-Waldorf ici (j'ai choisit d'adapter le temps de classe à 1h- 1h30 dans nos journées afin de leur permettre de se construire aussi par le jeu.)

Comme tout, grandir est une question d'équilibre. Il y a apprendre pour de mauvaises raisons ("dis merci où tu n'auras pas de bonbons!" Tu vois mon enfant il est trop poli!) ce qui laissera forcément des dommages : perte de confiance en soi, en ses parents, perte de l'envie innée d'apprendre...

Les pédagogies bienveillantes ou comment chercher à voir le monde différemment

Et je concluerai ici en vous disant que la pédagogie Montessori ne sert pas à faire grandir nos enfants plus vite. Ce n'est qu'un outils. À notre charge de savoir pourquoi et comment on s'en sert!

samedi 5 avril 2014

Expérience avec les fleurs

Devant un bouquet de fleurs coupées par les loulous, je sens qu'il se passe quelque chose dans leurs têtes. J'obtiens la réponse : "Maman, tu nous as dit de ne pas cueillir les fleurs, car elles mourraient. Mais là on a cueillis des tulipes et elles meurent pas!"

Une fleure très originale! 

Ahaha. Vous me connaissez maintenant, je n'aime pas donner de réponses toutes faites. Il n'en fallait donc pas plus pour tenter l'expérience de la capillarité des fleurs...

On prend une ou deux fleurs blanches que l'on plonge dans de l'eau colorée. Les loulous ont choisit du bleu.

Quelle fleure va devenir bleue d'abord? Vous auriez dit aussi la narcisse qui est plus courte?! Raté! La tulipe sera la 1ere à se colorer!

Le soir déjà, les enfants étaient étonnés que les extrémités des fleurs soient bleues!!

Jeux de lignes et de transparence 1 jour après le début de l'expérience. 

24h plus tard, il y a de quoi faire de belles observations. Le bleu apparaît sous forme de lignes sur les pétales.

Louloute veut en savoir plus et pèle d'elle même la tige.

On voit aussi les "tuyaux" le long de la tige.

Je n'ai pas encore jouer aux questions. Nous avons juste prit le plaisir d'observer! Je sais par contre que ça travaille dans leurs esprits... Je les ai surpris en pleine conversation : "si on boit du bleu, on deviendra bleu aussi?" J'aime!

Une photo de plus pour le plaisir!