mercredi 5 décembre 2012

Prédiction 2012 de la part des ateliers

Le désir le plus ardent de l'humanité ? Selon mon point de vu, c'est évoluer et construire une grande civilisation, paisible, harmonieuse dont la caractéristique première serait l'élimination de la guerre (ah ah elle est bien naïve vous dites-vous, attendez, c'est pas fini!)

Utopie? Se construire en ce sens ne peut être que possible mais cela nécessite une collaboration avec la Nature... La nature-terre-mère, avec la révolution verte de ces dernières années trouve peu à peu sa voie! Mais il va nous falloir faire avec la nature de l'homme également. Qu'elle est-elle?


Personnellement je n'ai  jamais cru que l'homme soit mauvais (bien sûr, le mal existe en lui aussi). Ainsi pour savoir qu'elle peut être la nature de nos êtres, il ne fallait faire que preuve de bon sens en s'intéressant à l'enfant. Oui, l'enfant, ce constructeur de l'homme, ce concentré de nature humaine.

La doctoresse Montessori a prouver scientifiquement que la nature de l'enfant était bonne et paisible... si on la respectait en ne lui mettant pas d'entraves à sa construction libre (comme tout faire à la place de l'enfant en étant son serviteur). Mieux encore, en ajoutant la possibilité de travailler sans hasard ses gestes, ses sens, son intellect, la société des enfants, dont elle a pu être le témoin, est harmonieuse et respectueuse.

Une éducation au-delà de la simple transmission de savoir et qui permet de développer les potentialités des hommes, voilà la pédagogie qui est à notre disposition depuis un siècle déjà !

Sommes-nous prêts? Les hommes qui ne sont pas suffisamment éduqués sont incapables de contrôler les évènements et en deviennes les victimes : valeurs, idées nobles, grands sentiments ne cessent de s'exprimer mais les guerres n'ont pas cessé (Éducation pour un monde nouveau, Montessori).

Alors ma prédiction pour 2012?
Un vrai tournant, celui de la lumière sur notre humanité en favorisant une éducation différente depuis la naissance (bon les nouveaux nés ne sont déjà plus considérés comme de simples tubes digestifs!) Peut-être un nouveau décret ce 21 décembre? Une transformation radicale de nos écoles en intégrant les pédagogies Steiner et Montessori? Allez les amis, on y croit!




samedi 17 novembre 2012

Le jeu du silence

Le jeu du silence est une des activités les plus connues de la méthode Montessori. Elle fait rêver les parents d'enfants qui hurlent à la maison :) et est très facilement applicable à la maison.

Chuuuutttt
Quels sont les apports?
Favoriser la concentration sur ses gestes, encore et toujours... Mais au-delà, il y a la lecture! Par la reconnaissance des sons avec cette attention toute particulière que l'enfant va mettre dans son écoute.

A quel âge?
L'activité peut être proposée très tôt (dès 2 ans 1/2). Au début du jeu du silence (quel que soit l'âge), il ne faut pas s'attendre à plus d'1 minute de silence. Cela est d'autant plus vrai pour les plus jeunes... C'est petit à petit que l'on pourra augmenter ce temps d'attention très particulier.

A quel moment?
On peut envisager cette activité pour "couper" une matinée. En effet, pas de récré en classe Montessori (les enfants sont libres de sortir, d'aller aux toilettes quand il leur est nécessaire) le jeu du silence est donc une parfaite activité intermède. En instruction en famille, je l'utilise aussi quand plus rien ne va...

Le déroulement de l'activité
- Les enfants se regroupent par exemple sur la ligne de la classe.

- Personnellement j'aime bien jouer avant de débuter le silence à sautiller sur place, à se frotter les cuisses énergiquement, à frotter le dos de son voisin, à se toucher les pieds, à souffler très fort avec la bouche. Des petits exercices pour se libérer de l'énergie et pour se mettre en condition!

- Puis on signale que le jeu va commencer. En chuchotant (car le silence appelle le silence) :
" Nous allons jouer au jeu du silence.
- On ne doit rien entendre dans la pièce. Cela n'est pas facile car il ne faut plus parler, il faut respirer tout doucement et surtout ne plus bouger. On ne fait plus un geste.
- Ensuite, je vous demanderai de fermer les yeux. Si vous n'y arrivez pas, vous pouvez regarder vos pieds, cela ira tout aussi bien.
- Quand tout le monde aura fermé les yeux, je vais faire un bruit. Attention il faudra garder les yeux fermés jusqu'à ce que je vous demande de les ouvrir et bien écouter le bruit. Il faudra que vous essayez de deviner ce qui a causé le bruit...
- Ensuite, je vous dirai d'ouvrir les yeux et ceux qui auront trouvé ce qui a fait du bruit pourront me faire un signe et je leur demanderai ce qu'il ont entendu."

"Maintenant, nous allons fermer les yeux..."

Et voilà que le silence pointe son nez :
"Maintenant fermer les yeux et ne faites plus de bruit." Ne pas demander un silence total au début, beaucoup vont remuer, il faudra faire avec et continuer! Dans ce cas bien sûr, on ne va pas prolonger la séance trop longtemps.

- Puis on se déplace sur la pointe des pieds et on fait un bruit (gratter une porte, bouger une chaise, tinter une clochette, secouer une bouteille d'eau, verser les grosses graines...) Le son à entendre doit être assez long pour qu'il soit bien reconnu.
"Vous pouvez ouvrir les yeux et me faire signe."
On interroge ensuite tous ceux qui font signe, même après que le premier ai répondu. Chacun a le droit de parler...

La séance se termine. Progressivement on rallonge le temps avant et après le son. Ensuite, nous pouvons remplacer le bruit par le murmure d'un prénom. L'enfant se lève alors et se dirige sans bruit vers l'endroit que nous lui indiquons! Nous pouvons augmenter la difficulté en demandant une action à l'enfant (qu'il pourra lire sur un petit billet.)




vendredi 2 novembre 2012

Les lectures





Voici une liste d'ouvrages fréquemment conseillés. Et pour cause, ils sont tous très bons! Vous ne ferez donc pas d'erreur de lecture en piochant parmi eux... Mais, par quoi commencer?

Maria Montessori a écrit une collection de livres dans le but qu'on ne déforme pas ses propos et ses pensées. Le mieux est donc de commencer notre lecture par ses écrits ! En effet, on y trouve ses recherches, ses réflexions et les observations qu'elle a fait toute sa vie dans le but de comprendre les enfants.

Livres par Maria Montessori
L'enfant : ce livre constitue une bonne introduction à la pédagogie. Il évoque l'enfant au quotidien et les erreurs éducatives les plus fréquentes.
L'esprit absorbant : permet de comprendre le fonctionnement de la méthode d'apprentissage chez l'enfant. Personnellement j'ai beaucoup aimé ce livre qui nous donne beaucoup de pistes de réflexion. La doctoresse y intègre également ses croyances personnelles (fervente catholique) auxquelles se sont ajoutés ses échanges culturels indiens. Beaucoup d'ouverture et de messages de  compréhension...

 La pédagogie scientifique : ce livre rapporte l'histoire de la 1ere maison des enfants et de ses petits miracles. Se situe entre le roman et le journal...

Montessori's own handbook : plus technique que les ouvrages ci-dessus mais bien plus court également ! On y traite du matériel et notamment celui de musique (conçu pour apprendre à lire une partition, les clochettes) mais seulement le matériel principal. Pas de présentation à l'enfant et en anglais exclusivement.

Mes futures lectures :
Éduquer le potentiel humain : où sont abordés les grands récits (vus au niveau de l'école primaire.)

L'enfant dans la famille : je tarde un peu à lire celui-là car j'ai peur qu'il soit redondant avec l'enfant... L'avez-vous lu?

Autres auteurs sur la pédagogie Montessori :
A ne lire qu'ensuite...

Basic Montessori de Gettman : introduit rapidement les principes puis se focalise sur le matériel avec ses caractéristiques, ses objectifs, une présentation et quand c'est possible des fabrications. Ne se soustrait pas à une formation mais c'est un coup de pouce bien sympathique. Pas d'équivalent en français.

Aides-moi à fait seul de poussin : à prêter autour de soi pour une première vision de la pédagogie. Mes proches l'ont aimé. De belles images qui donnent envie.

Détails sur le produitMontessori from the start de Lillard : excellent ouvrage sur l'application de la pédagogie dès le 1er âge! Comment réaliser sa chambre, adapter la maison pour l'enfant. Que lui proposer en fonction de son âge de sa naissance (les mobiles) à 3 ans. Personnellement je l'ai beaucoup utilisé pour mon 2e. En anglais non traduit.

Montessori today de Lillard aussi : une autre vue de la pédagogie appliqué. C'est le Montessori actuellement réalisé dans les classes outre-Atlantique. En anglais non traduit.

Les blogs : ils n'arrêtent pas de fleurir, preuve que la méthode se diffuse. Attention cependant, les propos et les visions sont très personnels. Les principes sont interprétés, des données omises. Personne n'y échappe, pas même les manele... (même si on fait notre possible pour être objectifs hein.) J'ai lu, sur un blog justement, une pensée bien vraie : sur ces journaux du quotidien les enfants sont toujours prodigieux, les mères parfaites... qui prendrait le temps d'écrire sur ses échecs? Pour une réussite il y a souvent 10 erreurs... Ah, voici que j'ai retrouvé cette citation :
"Nous (et là, je parle surtout pour moi, en fait) ne sommes pas des mamans miracles, chez qui tout se passe comme dans La Petite Maison dans la Prairie, avec des enfants beaux, consciencieux et extrêmement faciles à gérer, et une maman patiente comme un ange. Un blog n'est que le reflet de ce que nous vivons de positif, que nous avons envie de partager, sans nous étaler sur nos petites misères quotidiennes. Rien, ni personne, n'est parfait en ce monde, ne l'oublions pas..."




Autres auteurs, autres sujets :

Les apprentissages autonomes de Holt : faites confiance à vos enfants, le quotidien est pour eux source d'apprentissage. Enseigner, c'est à dire expliquer tout sans arrêt (même de façon très pédagogique) est néfaste à l'apprentissage et pire encore au goût d'apprendre. Bien sûr l'auteur nous informe très bien... Après la lecture de cet ouvrage cela m'a frappé : dans un musée, un papa prenait son temps pour tout montrer, tout expliquer à ses enfants. Je les voyais s'échapper constamment de lui pour aller faire leur propre expérience (jouer avec des béquilles sur un parcours par exemple ou lieu d'écouter à quoi servent ses béquilles) et leur père très déçu d'avoir dépenser tellement d'énergie alors que ses enfants ne voulaient rien apprendre. Rien? Je pense au contraire beaucoup. Ont-ils tous passé un bon moment? Non et peut-être même de renouvelleront-ils pas leur sortie...








Tous les enfants sont doués de Loupan : devenu mon livre de chevet! L'auteur y parle de divers exercices à faire avec son enfant pour lui offrir l'accès à la culture, au langage, à la musique, à la natation... sans les sur-stimuler, sans en faire trop. Une mine d'or que j'adapte au quotidien.




L'explorateur nu d'Epstein et Radiguet : beaucoup d'idées pour explorer ses capacités motrices et sensorielles dès la naissance. Explications sur l'évolution des capacités des enfants et sur la réalisation du matériel.


Le jeu de peindre de Stern : j'aime beaucoup le concept du jeu de peindre d'Arno Stern, mas qui mieux que lui saurait en parler ? Cet ouvrage, mon préféré de lui, est édité dans un petit format à lire partout (et donc à partager.)




Voilà pour le moment les lectures qui m'ont le plus marqué (je passerais sous silence mes plantages.) Cette liste peut évoluer mais je souhaite la garder courte... Vous pouvez nous en suggérer d'autres, vos coups de coeur, dans les commentaires !


Le calcul



L'école aura laissée beaucoup d'allergiques aux Maths. Pourquoi? Une partie de la réponse se trouve très certainement dans le manque de manipulations attractives. Les maths à l'école c'est surtout sur le papier où l'on additionne les pommes (des dessins sur un cahier d'exercices pas des vraies, snif.)

Introduire les mathématiques en séduisant les enfants


Comment plaire aux enfants? Ou plutôt comment continuer à plaire... Car tout petit, les enfants sont fascinés par les nombres, les chiffres : ils chantent jusqu'à 10, comptent les marches d'escalier... Pour compléter ces connaissances, la pédagogie Montessori permet aux petits (dès 2 ans 1/2 - 3 ans) de jouer avec des notions de grandeurs par comparaison : plus grands, plus gros, plus haut... Ce matériel particulier fait partie du domaine sensoriel. On touche, on palpe, bref, en plus des yeux, on compare avec les doigts! Quel plaisir, surtout pour les enfants qui ne peuvent s'empêcher de toucher à tout (toucher pour mieux comprendre.)


Les emboîtements cylindriques
Le 1er matériel mathématique introduit
Il s'agit de 4 blocs de bois contenant des cylindres :
- bloc 1 : cylindres variant par le diamètre et la hauteur proportionnellement
- bloc 2 : cylindres variant par le diamètre et la hauteur inversement
- bloc 3 : cylindres variant par le diamètre uniquement
- bloc 4 : variant par la hauteur uniquement (diamètre donc constant, bravo, vous suivez!)

L'enfant sort tous les cylindres d'un bloc, les mélange puis les range... Il explore ainsi les différents blocs, puis, associe 2 blocs, puis 3, et enfin les 4 (pour l'avoir vu faire chez ma fille, cette dernière combinaison est impressionnante.)

4 blocs : un vrai challenge



Cabinet de géométrie
Le cabinet : coûteux mais on ne peut pas passer à côté!

Ce cabinet comporte 6 tiroirs, 35 formes de géométrie. L'enfant les touche, en fait le contour avec les doigts, les range dans leur emplacement. Plus tard, le vocabulaire sera introduit (carré, pentagone, ovale...) L'abstraction va progressivement être exploré en utilisant les cartes correspondantes : surface pleine puis contour épais, pour arriver à la même figure désignée par un trait fin.

Les cartes : figures pleines, traits épais, traits fins


Les volumes
Ces volumes bleus, magnifiques et agréables à toucher seront palpés, roulés dans la farine... Puis l'enfant pourra voir que la base carré de la pyramide coïncide avec la surface du cube par exemple.

Quel est l'ovoïde?

Les triangles constructeurs

Fabrication des triangles : http://ecole-vivante.com/montessori.html (livre pdf)
Fabrication des triangles bleues www.lejardindekiran
.com

Lorsque le cabinet de géométrie a été suffisamment exploré, on passe aux triangles constructeurs. Comme leur nom l'indique, ils permettent de construire les figures connues par l'enfant : magique!

le binôme
Petit retour en classe de 3e (un petit effort, en plus je ne vous ferais par repasser le brevet c'est promis!)
Donc, vous souvenez-vous de (a+b)²= ?
Alors?
....
J'attends!
Binôme bleu et jaune. Très rare désormais (voir photo suivante)  A réaliser soi-même : www.fabrique-montessori.com.

Voici la réponse en photo. Mais si, regarder  bien la surface de ce joli binôme. Le carré bleu fait (a) cm de côté, le jaune (b) cm... 
Mais oui, cela vous revient! (a+b)² = a² (la surface du carré bleu) + b² (la surface du carré jaune) + 2ab (les surfaces des rectangles noirs).

Oh bien sûr les enfants de 3 ans 1/2 n'apprendront pas cela... Seulement à remonter ce cube composé de 8 formes. C'est le (a+b) au cube! (quoi? vous avez la migraine?) Attendez un peu la suite...
Voici le binôme désormais commercialisé et qui ne correspond pas aux mesures du trinôme. Mieux vaut donc l'éviter!
Trinôme algébrique et hiérarchique
Quand l'enfant sait remonter le binôme (certains le font les yeux bandés!) on passe aux trinômes... Un cube rouge est rajouté ce qui signifie....
(a+b+c) au cube.

Le trinôme. Beaucoup d'amusement chez les enfants.... Et chez les parents!
L'enfant connaît bien le code des couleurs et la réalisation se fait en moins de temps que supposé (Ah nos enfants ne cesseront jamais de nous étonner.)

Vous y arrivez? Allé, zou, on passe à son cousin, le trinôme hiérarchique...
Envie de vous y frotter?
Celui-ci va plus loin dans la représentation mentale et cartographique chez l'enfant puisque la seule façon de réussir à le monter est de se fier aux dessins sur la boîte. Réaliser ce trinôme montre une maturation importante du cerveau de l'enfant...

Aurais-je oublié de vous dire que l'enfant apprend à construire binôme et trinôme dans leur boîte puis en dehors? Dans ce cas, c'est l'organisation dans l'espace qu'on cherche à exploiter. Autre stade, la séparation en couches (en surfaces planes) qui révèlent toutes (que la découpe soit horizontale ou verticale) une surface identique à celle du dessin de la boîte.
Vous l'aurez compris : binôme et trinômes de véritables cogitent méninges qui égayeront aussi vos repas de famille, c'est promis!


La table de Pythagore
Introduite vers 3 ans 1/2 (proche du binôme), il est question ici de reconstruire la fameuse table de Pythagore, si utile dans la mémorisation des multiplications. Laissez l'enfant s'exclamer : "Oh mais c'est un carré" pour pouvoir introduire la notion de carré (avant 6 ans, oui, oui.)
La table peut être fabriquée maison : consulter www.lejardindekiran.com

La tour rose

LA tour 
Ce matériel permet d'éduquer l'esprit logique dans la réalisation d'une tour dont les blocs diminuent successivement d'1 cm cube, pour finir par un cube d'1 cm cube. Bien sûr l'enfant ne le sait pas de cette façon, il le sent...

Les escaliers marrons


Si la tour permettait à l'enfant de visualiser une évolution des paramètres d'un volume dans les 3 dimensions de l'espace, l'escalier ou prisme se limite à 2 dimensions. La difficulté augmente.
Escalier et tour peuvent se marier pour la réalisation de figures originales.


Les barres bleues

Les barres n'évoluent plus que dans une seule dimension. Ce matériel se modifie par la suite pour aborder la petite numération...
Dernier matériel sensoriel, finit la rigolade! 

Vous l'aurez bien compris : le matériel décrit précédemment permet d'apprendre par le concret... Et ce n'est que l'introduction aux mathématiques... L'apprentissage du calcul, de la numération, les caractéristiques et les lois de géométrie seront approfondis, toujours très concrètement : il n'est pas rare d'observer en classe Montessori des enfants de moins de 6 ans connaître le symbole 1 mais aussi celui du 1000 ou encore celui du 1/2! Connaitre mais aussi comprendre à quelle quantité correspondent chacun d'eux. Et ce, avec ENTHOUSIASME!

Approfondissements

Les opérations arithmétiques de base sont redécouvertes par l'enfant. Pas de démonstration fastidieuse à lire au tableau : il se met à la place du mathématicien, découvrant en tâtonnement. C'est ça aussi la pédagogie Montessori, retraverser soi-même les âges humains, leur découvertes pour se les approprier totalement.

Première numérotation de 1 à 10


Barres rouge et bleues
De mêmes dimensions que les barres bleues, celles-ci  fait entrer l'enfant  dans le monde de l'unité qui s'additionne...
Matériel très intéressant qui permet donc la numération. Dès le début on invite l'enfant à saisir la différence entre compter et nommer : la première barre c'est un. La 2nde? Comptons ensemble un, deux. C'est donc deux.
Parallèlement, l'enfant apprend les symboles correspondants avec les chiffres rugueux. Quantités et symboles seront associés. Ensuite l'enfant fera sa première addition : si j'ajoute la barre un à la barre neuf, j'obtiens une barre de la même longueur que la barre dix.


Chiffres rugueux
En même temps que les lettres, les chiffres.
Apprentissage du signe écrit représentant les quantités par le traditionnel toucher rugueux (en parallèle des barres rouges et bleues).

Fuseaux
Le jardin de Kirian explique comment le réaliser soi-même...
Lorsque sont acquis symboles et quantités, on passe à la construction des quantité en créant un nombre de fuseaux que l'on relie avec un élastique. Cet exercice permet également, lorsque le chiffre écrit est connu, de passer à sa signification concrète en laissant vide la première case du matériel.


Jetons
A fabriquer chez soi!
Proche des fuseaux dans le sens où sont construits également des quantités. Ici est évoqué la notion de pair/impair : un jeton reste seul pour le chiffre 3...

Haricots
Cette fois, on écrit à l'enfant sur de petits billets les quantités que l'on souhaite en haricots ou cailloux. L'enfant nous voit écrire les chiffres pour la première fois... Mais le grand intérêt de cette activité est dans le contrôle de l'erreur puisque cette fois il y a plus de haricots que nécessaire...

Le serpent positif
A ce stade, l'enfant connait les quantités de 1 à 10. Nous allons l’amener à passer à la classification par dizaine. Nous créons un serpent coloré à l'aide de barrettes de perles (qui vont de 1 à 9 perles) puis nous les remplaçons par des barrettes dorées jusqu'à la queue du serpent (le reste devenant noir...)

Nous allons transformé ce serpent en un serpent tout doré, waouh....

Les perles dorées





Il s'agit d'une leçon en 3 temps permettant à l'enfant d'apprendre l'unité (une perle seule), la dizaine (une barrette), la centaine (une plaquette) et le millier (un cube).

Le tableau des symboles
En parallèle des perles dorées, l'enfant remplit avec notre aide le tableau suivant. Quantités et symboles seront associé en conjuguant les perles et le tableau.

planete.anthony


Tables de Séguin 1 et 2
Avant de s'attaquer à la 1ère table de Séguin, l'adulte aura prit soin de montrer en leçon en 3 temps les dizaines (une barrette de 10 perles à laquelle s'ajoute une barrette de 1 "oui, onze", etc... jusqu'à 19) car les quantités sont toujours introduites avant. Ensuite, nous montrons comment se construit ces nombres avec la table du fameux français :



On fait glisser des carrés de bois sur la table où figure déjà le symbole 10. Puis, nous associons les perles avec la table.


Pour la 2e table, c'est le même principe! D'abord les perles, puis la table qui permet cette fois de connaître les dizaines jusqu'à 100. Difficile pour le quatre-vingt dix? Non, non, car nous avons montré à l'enfant cette quantité en formant 4 tas de 2 barrettes de 10 plus une barrette : 4 vingt dix... Ce n'est pas une remarque que nous lui faisons, mais c'est comme ça que nous lui apprenons!

Compter en sautant
Non, non il ne s'agit pas de réciter la comptine de 1 à 10 tout en effectuant des petits sauts sur place! Il s'agit de compter de 10 en 10 jusqu'à atteindre 100 (avec la chaîne de 100) puis de 10 en 10 et de 100 en 100 avec la chaîne de mille... Je m'arrête là? Pas si sûr! Car c'est là que nous apprenons aussi à sauter de 2 en 2, de 4 en 4 avec les chaînes correspondantes. Autrement dit, ça y est, nous sommes arrivés aux multiplications! Mais elles ne sont pas à retenir pour le moment... C'est juste qu'ils peuvent comprendre la réalité et le besoin des multiplications et puis tient, tant qu'on y est, 4² avec des perles forme... un véritable carré :
voici bien 4 carrés de 4. Placés les uns sur les autres...oui, bravo! Cela nous donne 4 au cube!



...  les enfants n'y sont pas encore à ce stade, mais voici tout de même un petit avant-goût de ce qui les attend plus tard :

Mémorisation

- Le tableau de l'addition
- Les tables de mémorisation de l'addition 1, 2, 3, 4 et contrôles (1 et 2)
- Le serpent de la soustraction
- Le tableau de la soustraction
- Les tables de mémorisation de la soustraction 1 et 2 et contrôle (1)
- Les perles de couleur (mémorisation de la multiplication)
- Le tableau de la multiplication
- Les tables de mémorisation de la multiplication 1, 2, 3 et contrôles (1 et 2)
- Le tableau de la division
- Les tables de mémorisation de la division 1 et 2


Abstraction

- Le petit boulier
- Le matériel des hiérarchies
- Le grand boulier
- La grande division avec tubes


Fractions


Marcher sur la ligne


Une drôle de ligne rouge s'entrevoit sur les sols des classes Montessori... excès créatif, limite de jeux? Non, c'est encore une activité follement enrichissante !


blogbbmontessori
 Peinte, scotchée, circulaire ou ovale cette petite idée montessorienne aide les enfants à acquérir un plus grand sens de l'équilibre, un meilleur contrôle de soi. Un des rares exercices présenté en groupe et en musique !
bulletcyan
 Un pied devant l'autre à pas de fourmis ou à pas de géant, les enfants augmentent progressivement la difficulté en mettant un genou à terre, en portant un plateau, un panier sur la tête, des verres d'eau.... Beaucoup de concentration donc et peu à peu, de la grâce dans les mouvements.

 Ah! Vous ais-je dit qu'elle a permis d'éviter bien des débordements et de retrouver le calme?


Oumzaza.fr

Un rouleau de ruban adhésif bien large, de belle couleur (dans tous les magasins de bricolage) que ce soit sur plancher ou sur carrelage. Nettoyez la surface à l'alcool avant de fixer le scotch pour une meilleure adhérence.


Growing with design au MoMa New-York



Voici bientôt la fin d'une expo que je n'ai pas pu avoir la chance de voir...

Le livre de l'expo

Growing with design, rien que le titre m'inspirait tellement... bon, bon, il faut dire que cela se passe à New-York... ce qui n'est pas non plus pour me déplaire. Voici une description de l'Expo par une petite chanceuse, l'occasion pour moi de vous montrer un blog que j'affectionne tout particulièrement :

Chez Gaëlle la libraire


mardi 30 octobre 2012

L'école à la maison, ça y est, c'est parti!

... ou plus exactement l'Instruction en famille (IEF pour les recherches net...)

Voilà les 1ères vacances de l'année et l'occasion pour moi de faire un premier bilan dans cette nouvelle aventure dans laquelle toute la famille s'est lancée. Ce n'est pas d'aujourd'hui, ce n'est pas tout à fait à la mode... et cela à fait bondir nos proches : l'école, oui, mais à la maison!

En classe!

Pourquoi ce choix?
Sans doute à cause de nos mauvais souvenirs d'école? Il serait indécent de ne pas dire que l'histoire des parents ne joue pas dans cette décision... C'est aussi un avis qui dépasse de loin le cadre de notre histoire personnelle : qui a aimé l'école? Peu de nos proches en tout cas. Et le plus souvent, ceux qui étaient à l'école d'hier.
L'école d'aujourd'hui? Oui, elle n'est pas parfaite. Le plus inquiétant cependant c'est qu'elle ne s'améliore plus... Mais nous n'oublions pas que l'école publique est une vraie chance!

Au final, ce qui s'est passé, c'est que j'ai croisé la pédagogie Montessori. Après cela, comment se résoudre à   faire fréquenter une école plus traditionnelle? A chaque matériel, pour moi, c'était une évidence, "mais c'est bien sûr!"
Cela me plaît? Encore faut-il que cela plaise aux enfants. Premiers tests très positifs, pédagogie appliquée à la maison au quotidien et des résultats : changement radical dans les comportements. On se respecte tous, réellement!

Dernières petites touches pour parfaire l'engrenage des évènements : arrêt du travail de maman (2012 il y a encore des employeurs qui ne supporte pas une grossesse, triste non?) puis formation Montessori. Beaucoup de maman et papa qui s'étaient lancés dans l'aventure avec ce sourire de bonheur que j'avais rarement vu dans le genre humain. Une intuition de forgeait encore plus forte.

Encore faut-il que tout le monde y adhère. La proposition fut rapidement acceptée : que d'atouts en effet!

Au quotidien comment ça se passe?
Le plus difficile quand on commence : l'organisation. Que ce soit le temps ou la maison, tout était à revoir. Quel chantier! Il fallait aménager un espace classe, un espace pour le matériel de créativité (qu'il soit enfin à porter de main) etc...
L'emploi du temps, le voici (VP = vie pratique. Au quotidien, dans des actions vraies, c'est encore mieux) :

Le suivre : mon idéal! Mais la vie et ses perturbations : tellement mieux!

Bien sûr tous les jours ne se ressemblent pas, mais c'est un peu notre fil conducteur... La classe dure plus longtemps, on s'adapte! Et il y a tout ce qui ne figure pas dedans : faire le marché, aller au parc, participer à des lectures, à des contes, à des réunions avec les parents, aller à un parc indoor pour s'éclater, faire un tour au musée, une grande ballade le dimanche, les invités qui participent à notre vie le temps d'un instant. Sans oublier les activités des enfants : piscine (2h par semaine tout de même), poney, peinture en atelier Stern...

1er bilan de ces 6 semaines :
Suspense....

Bilan...
... très positif.

Au début, je dois bien avouer que j'ai eu du mal à m'y mettre, bien que les enfants fussent déjà habitués aux différents travaux Montessori. Maintenant tout roule... Oh il y a des hauts et des bas. Mais globalement, les enfants travaillent beaucoup. Les séances sont censées durée 1/4 h pour des si petits, mais quand un travail les passionne, nous atteignons fréquemment 1 h 00 (suite à d'intenses concentrations.) Toute la famille concède que les enfants apprennent. Des gestes utiles en plus! Sans parler du caractère des enfants. Bien entendu il y a des petites colères, mais elles sont devenues si rares (il ne reste plus que les batailles de jouets entre frère et soeur.) Que dire de leur politesse, de leur concentration, de leur patience? Et de leur autonomie!
L'atmosphère de la maison est globalement plus sereine : du matin jusqu'au soir. La vie de famille est un vrai plaisir, nous passons du temps ensemble, du temps agréable.

Et pour maman?
Moi je suis aux anges. J'ai le luxe de pouvoir assister aux découvertes de mes enfants, de voir leurs visages s'éclairer ou au contraire s'intensifier dans la concentration. Je participe à leurs apprentissages. Ce rôle est tellement plus sympathique que celui qui se limite à changer des couches ou de les coucher. Mais attention, si je suis là, je suis aussi en retrait... Ne pas envahir, ne pas imposer mes volontés sur les leur... Maman aussi apprend!

Que du bonheur? 
Non! C'est aussi très fatigant des enfants petits et d'âges si rapproché! Car les "toddler" comme on les appelle en anglais, c'est beaucoup de curiosité, beaucoup de tests et beaucoup de casse, de chutes, ... L'important : vivre en dehors de la maison. Car, non, non ne vous inquiétez pas pour nous, les enfants sont très socialisés :)

mardi 23 octobre 2012

La télévision

"Chérie, on va investir dans une parabole...
- Hein?
- Pense un peu à la qualité de la télévision. Rien n'est trop beau pour celle qui élève mes enfants."

Ok, ok... D'habitude je cite Montessori, mais là je ne pouvais empêcher une petite référence de LA critique socio-culturelle du 21e siècle : les Simpsons!


Alors? Les voient-ils juste? Combien de temps pensez-vous qu'un enfant regarde la télévision en moyenne par jour?
6 H 30 en France!
(vous ne frissonnez pas là?)

Une moyenne donc : beaucoup la regarde moins, d'autres la regarde plus encore!
(Là vous ne frissonnez toujours pas??)

Alors, télévision rime-t-elle avec baby-sitter? Beaucoup de monde pourrait répondre qu'il y a des programmes éducatifs, intéressants... Mais soyons honnête en reconnaissant la pauvreté (en nombre) de tels programmes. Bien entendu, la télévision a une influence désormais (tout comme la maison, l'école, les groupes et l'église autrefois) et il serait dommage de faire grandir nos enfants en-dehors de cette nouvelle sphère.

Voici les généralités que l'on connait tous! En réfléchissant plus loin apparaissent divers problèmes qui me semblent majeurs :

- La plupart d'entre nous n'avons aucun contrôle sur la télévision. J'ai vérifié cela par moi-même avec la naissance d'une immense frustration : la fin de Megavideo. J'aimais beaucoup regarder ce que je voulais, au moment que je voulais, car il fallait l'admettre, c'était une immense banque culturelle (snif) où j'ai pu retrouver des petits trésors introuvables en dvd (même sur Ebay ou Amazon, c'est dire), de tester des films que je n'aurais pas acheter de peur de me tromper et faire ainsi de vraies belles trouvailles! Donc, fin de Megavideo... On regarde quoi ce soir? Allé, on tente la chaîne Y! Et là, aïe, les pubs (dont le son augmente systématiquement par rapport au film), aïe, l'épisode qui n'a rien à voir avec le précédent, aïe, les émissions reliées entre elles par l'absence de pub (oui oui d'abord je râle qu'il y en a trop, ensuite qu'il y en a plus) et on se retrouve happé dans un contenu qui ne nous aurait JAMAIS intéressé. C'est là que j'ai senti que j'avais perdu le contrôle...
Pour moi, ceci reflète bien le fait que les médias ont un pouvoir que seuls quelques élus détiennent : c'est à eux que reviennent la programmation (et les français souvent en rogne lorsque leur série ne suit pas la suite des épisodes, ha? je l'avais déjà dit?) mais aussi les sujets (les mêmes qui tournent en boucle sur toutes les chaînes, puis plus rien 2 jours plus tard) ou encore qui choisissent leurs intervenants (les personnes choisies lors des reportages ne reflètent pratiquement jamais la moyenne mais surtout, vous pouvez être certains que lorsqu'un alsacien est interrogé, celui-ci a TOUJOURS l'accent. Et oui, je mets ma main à couper que 85% des alsaciens présents sur la place Kléber n'ont PAS l'accent.)

- L'absence de réalité vraie! Que ce soit pour les fictions, ou les documentaires (d'ailleurs petite réflexion, les documentaires sont-ils des oeuvres de réalité ou de fiction sachant que le réalisateur procède toujours à un choix (filmer ceci ou pas cela...)?

- La violence... Un immense sujet d'inquiétude qui a déjà fait couler beaucoup d'encres. En résumé, en 1 an, votre enfant peut voir : des milliers de meurtres, de bagarres, plus encore d'accidents de voitures et une bonne centaine d'explosions (souvent couplés aux accidents de voiture, pourtant nous sommes encore peu nombreux à nous jeter dans le fossé (au ralentit) au moindre accrochage.)

- La transe! Des jeunes enfants devant la télé, vous connaissez? Ils restent assis pendant des heures, en redemande quand cela est terminé. Ils restent passifs : pas besoin de penser (on le fait pour vous) ni d'imaginer ou de faire le moindre effort (sauf pour se lever et aller aux toilettes.)

Alors c'est quoi la solution? 


Pour la télé aussi les parents doivent fixer des limites : la télé oui, mais à petites doses, c'est mieux.

J'ajouterai que c'est aux parents de choisir les programmes et de les regarder avec eux, surtout les programmes que l'on ne contrôle pas et les pubs. Un nouveau DVD? Un premier visionnage ensemble, puis si papa ou maman en est convaincu, l'enfant peut regarder seul (car, avouons que de temps en temps, les enfants devant la télé, ça fait du bien...) A la fin, on peut discuter ensemble de ce que l'on vient de voir : cela permet de classer les propos, d'éviter toute confusion éventuelle, d'aller plus loin, de réfléchir ou de mettre en valeur un élément qui aurait pu perturber votre enfant sans s'en apercevoir...
Ensuite, laisser du choix à votre enfant : entre les émissions qu'il veut choisir, le nombre d'épisodes de dessin animés à regarder (à la fin, paf, on éteint!)


Et vous, quel est votre rapport avec la télévision?




mardi 16 octobre 2012

Petites vidéo : atmosphère d'une classe...

... à tous ceux qui se demandent à quoi ressemble une classe Montessori (parce que oui oui, les mots c'est bien beau, mais une petite vidéo permet de bien s'imprégner de la chose) je vous invite à regarder ces quelques minutes d'images...


Si vous n'avez vraiment que 2 secondes, voici une petite introduction qui reprend les grandes généralités :



Le site www.montessori.fr décrit parfaitement l'atmosphère de telles classes :

"Le comportement des enfants
Il y a toujours un bourdonnement d’activités dans une classe Montessori parce que l’utilisation du matériel implique de nombreux mouvements - marcher, porter, verser, parler et plus précisément utiliser constamment ses mains. Toutes les activités, cependant, sont guidées par le respect de l’enseignant, le respect du travail des autres, et le respect du matériel lui-même. Le Dr. Montessori n’a jamais assimilé "la bonté" dans le silence et l’immobilité. "L’autodiscipline, pensait-elle, devrait être acquise graduellement à travers l’absorption d’un travail significatif". Lorsqu’un enfant commence à être vivement intéressé par une activité particulière de la classe, son comportement mûrit presque toujours. Si un enfant se tient mal dans une classe Montessori, l’enseignant l’aide en général à choisir un travail qui absorbera beaucoup plus son attention.
Pourquoi des groupes d’âges mélangés ?
Si l’équipement de la classe doit être un défi suffisant pour provoquer une réponse d’apprentissage, il doit être convenablement assorti aux connaissances qu’un enfant isolé a déjà acquis lors d’une expérience antérieure. Cette expérience est si variée que le choix le plus satisfaisant ne peut pas être en général fait par l’enfant lui-même. La classe Montessori lui offre l’opportunité de choisir parmi une large variété de matériels gradués. L’enfant peut grandir pendant que ses intérêts le font progresser d’un niveau de complexité à un autre. Avoir des enfants âgés de 3 à 6 ans ensemble, fournit aux enfant plus jeunes une série graduée de modèles d’imitation, et aux plus vieux une opportunité de renforcer leurs propres connaissances en aidant les plus jeunes
Une atmosphère non compétitive
C’est parce que l’enfant travaille individuellement avec le matériel qu’il n’y a pas de compétition dans une classe Montessori. Chaque enfant se réfère uniquement à son propre travail précédent et ses progrès ne sont pas comparés aux réussites des autres.
Le Dr Montessori pense que la compétition en éducation ne devrait être introduite qu’après que l’enfant ait pris confiance dans l’utilisation des savoir-faire élémentaires. "Ne jamais laisser un enfant expérimenter une situation d’échec jusqu’à ce qu’il ait une chance raisonnable de succès" écrit-elle.
Accommodement à différentes aptitudes
L’utilisation du matériel individuel permet un rythme varié qui s’adapte aux nombreux niveaux d’aptitudes dans la classe. Un enfant plus jeune ou plus lent peut travailler pendant des semaines avec le même outil sans retarder les autres enfants de la classe. Les enfants plus âgés d’une même classe peuvent aller d’un outil à l’autre très rapidement, en évitant ainsi l’ennui d’avoir à attendre que les autres enfants de la classe les rattrapent. Les enfants sont constamment stimulés par le vaste choix de matériels et leurs nombreuses utilisations. C’est un fait établi que des enfants de maternelle mûrissent à des vitesses très différentes et leurs périodes d’empressement pour des sujets académiques varient beaucoup. Parce que l’intérêt est stimulé et qu’un matériel est manipulé chaque fois qu’un enfant est prêt, quelques enfants d’une classe Montessori commencent à lire et calculer à un âge très précoce. Cependant, lire tôt n’est pas dans la norme, et cela n’a jamais été l’objectif du Dr. Montessori. Son idéal était que l’expérience d’apprentissage arrive naturellement et gaiement au bon moment pour chaque enfant. "En vérité, nous ne pouvons fabriquer des génies, nous pouvons seulement donner à chaque individu la chance d’utiliser pleinement ses capacités potentielles afin de devenir un être humain indépendant, tranquille et équilibré" écrivait le Dr. Montessori."

dimanche 14 octobre 2012

au revoir les ptite bulles

et bonjour l'affichage dynamique...

Vous l'avez saisi tout de suite : on fait peau neuve! En espérant que le blog soit encore plus agréable à parcourir.

Pour retrouver les archives et naviguer plus facilement, un menu déroulant se trouve à votre gauche!

Et pour tous ceux à qui je brise le coeur en retirant mes jolies bulles en tête de site :

:)

jeudi 11 octobre 2012

Comment réaliser une présentation et autres consignes générales


Consignes générales

Vivre dans une même pièce à plusieurs impose le respect du matériel mais aussi le respect de l’autre : ne pas le regarder, ne pas marcher sur son tapis, ne pas faire de bruits (usage de pantoufles). On ne touche pas le travail de l’autre que ce soit pour le prendre ou pour l’aider.

Ne pas donner, ne pas prendre un matériel qui n’a pas été présenté. En pédagogie Montessori, on ne laisse rien au hasard. Quand un enfant souhaite prendre un matériel non présenté, on l’en empêche « non, tu n’as pas encore vu … » S’il est trop petit mais qu’il insiste on peut le présenter (peut-être une bonne surprise) mais il faut s’attendre à de mauvais gestes. Dans ce cas, retirer le matériel en s’excusant de lui avoir présenté alors qu’il n’était pas encore prêt « Ce n’est pas comme ça que je t’ai montré. Si tu veux jouer, là il y a des billes. »

On ne dérange pas pendant une présentation. Nous protégeons l’enfant, c’est son moment privilégié ! Avec 3 enfants, trouver dès le début 3 présentations différentes par enfant et pour cette journée (soit 9 présentations à réaliser par l'adulte.) En 3 jours, nous tournons ces mêmes présentations entre les enfants pour que finalement chacun ait 9 activités présentées. Laisser l’enfant bouger, s’agiter, se lever pendant la présentation.

Pendant l'entraînement qui suit, si l’enfant s’énerve (boulimie de gestes car il a envie de faire comme l’adulte et n’y arrive pas encore) on peut le lui faire remarquer : « Je crois que tu es allé trop loin. Tu sais tu t’énerves, tu fatigues, tu vas tout lancer et être fâché contre toi ». Il apprend à se connaître… Soit il s’arrête seul, soit il continue. S’il s’énerve à nouveau on peut le lui notifier « Tu te souviens, avant je t’ai dit 'là ça ne va plus'. La prochaine fois tu t’arrêteras. »

Si un enfant s’énerve, se met en colère il faut rester ferme. Il en a le droit mais c’est aussi un signe d’insécurité, il faut rester sur ses limites. Souvent lors des colères, le dialogue est rompu. Il peut se calmer dans une autre pièce et revenir quand cela va mieux.
L’enfant a le droit de remettre un plateau non rangé (il reste des pois chiche par exemple) car il peut être fatigué. Le plateau sera rangé discrètement par l’adulte. Par contre on ne range pas à sa place : « Oh je vois que tu es trop fatigué. Tu n’arrives pas à ranger. Tu dois donc être trop fatigué pour cet autre jeu » et on reprend fermement l’autre jeu qu’il a pris. Il a le droit de faire une pause par contre.



Maria présentant le tiroir plan de géométrie.

Une présentation

Le temps de présentation doit être court (10 s). C’est le temps d’attention d’un jeune enfant. C’est au fur et à mesure des présentations que l’on va augmenter ce temps.
1. Solliciter l’enfant de cette façon : « Maxime, je suis sûre que tu veux travailler avec moi.
- Regarde ». Choisir le bon moment, le lieu et poser la question dans le sens «  tu veux certainement jouer avec moi. »
2. Aller chercher sur l’étagère le matériel
« - Suis-moi ! Tu me suis ! »
3. Désigner l’emplacement où nous allons travailler. Installation sur le tapis ou sur la table : on pose d’abord le matériel, puis on s’installe. Pour aider à décomposer le mouvement et marquer des temps de pause, on peut souffler après chaque moment. 
Dans l’idéal, il faudrait une table pour les présentations, une table pour s’entraîner. Si ce n’est pas possible, plusieurs nappes différentes peuvent aider (une pour la présentation, une pour s’entraîner, une pour manger, une pour la peinture, …)
On place le matériel bien devant soi (en exagérant un peu le mouvement d’ajustement du matériel.) Placer l’enfant à sa gauche : «  Tu viens t’asseoir près de moi.
- Voilà »
Si un autre enfant veut venir observer la présentation, il se place derrière ou à gauche de l’enfant.
4. On introduit la présentation « Tu regardes ce que font mes mains. » 
5. Présentation (voir selon chaque matériel). Quand une main travaille, l’autre est au repos.
Si l’enfant ne regarde pas pendant la présentation, on suspend son geste : « Tu sais, si tu ne regardes pas, tu ne sauras pas faire. » S'il ne regarde toujours pas, on prévient une 3e fois, puis : « Je suis désolée, mais je crois que je t’ai présenté ceci trop tôt, tu n’es pas prêt à faire comme je t’ai montré ». Idem pour un enfant trop agité. S’il y tient, recommencer la présentation, sinon on range. Dans ce cas, il ne pourra pas prendre le matériel plus tard.
Toutefois l’enfant peut bouger pendant la présentation, remuer, parler, on le laisse!
6. Puis c’est au tour de l’enfant immédiatement après :  « - A toi. » suffit. Nous posons le plateau devant l’enfant. L’enfant manipule (nous assistons sans mot dire, sans expression, attentif mais inerte.) S’il fait très vite on peut lui faire remarquer « Oh ! Moi j'y suis allé très lentement. La prochaine fois tu pourras essayer. » Sinon pas une seule remarque.
7. « Tu es content de toi ? Alors nous pouvons le ranger ». Ensemble on repose le matériel et nous disons « Tu sais où est le matériel. Tu pourras venir le prendre quand tu voudras, t’en servir comme je te l’ai montré, aussi souvent que tu le voudras, puis tu le ramèneras à sa place, bien en ordre. » 

Nous n’avons pas ensuite à assister à l’entraînement de l’enfant. On n’est plus à table avec lui. Si l'enfant insiste pour travailler avec vous, on peut chaudement l'en dissuader «  Je ne suis pas loin, je sais que tu en es capable. J’ai confiance en toi. Moi je dois travailler. » Ne pas hésiter à s’activer à côté (avec les autres enfants, faire le ménage dans la pièce…)

mercredi 3 octobre 2012

Formation Aide à la Vie


Les Petits Explorateurs suspendent leurs ateliers le 07 novembre prochain! Et oui, j'ai la chance de repartir en formation... 



J'en frétille d'avance (oui, oui je reste sur mon idée de frétiller.) 

Ma dernière semaine à Saint Cannat avait été vraiment riche (et un peu épuisante.) J'étais revenu en Alsace remontée à bloc, pleine de motivation, d'informations qu'on ne saurait trouver ailleurs.

J'avais tenté d'appliquer la méthode Montessori à la maison bien avant ma première formation. Maintenant que je regarde en arrière, cela avait été vraiment approximatif et très laborieux! En rentrant, je m'étais mise à la tâche avec ma grande : refonte de l'ambiance, meilleure organisation du matériel, et des leçons individuelles (les fameuses présentations) qui n'avaient plus rien avoir avec celles d'avant : j'étais sûre de moi, mes gestes étaient calmes, maîtrisés (fruits de nombreuses pratiques...) 

Qu'est-ce que m'a apporté la formation, donc? Malgré tous mes livres, tous les blogs écumés, tous les forum lus de la première à la dernière page, les vidéos repassées en boucle crayon à la main; rien ne saurait remplacer ces précieuses journées de formation. Car voilà Catherine, avec son calme et son charisme qui fait une présentation, nous parle de l'enfant. Tout s'éclaire : 
- on manipule le matériel sensoriel dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (notamment les emboîtements cylindriques), c'est le sens de l'écriture et l'on prépare l'enfant de façon indirecte à ce geste qu'il enregistrera!
- on ne représente pas une activité
- l'enfant ne doit jamais être repris, il fait ses erreurs, teste... Un jour, demain ou dans un an, il y arrivera parfaitement car il a en tête la bonne façon de faire (celle présentée.)
- on organise les apprentissages : pas plus de 6 en cours. On passe à une suivante quand une activité est complètement acquise...

... et tellement d'autres.

Voilà, j'y retourne bientôt,  et rien que d'y repenser, je remonte sur mon petit nuage!


Nuvola a cuore de Mikael Cabon




Margaret Homfray

Alors que je n'avais pas encore suivi de formation Montessori, mais que je souhaitais activement m'y mettre, j'ai regardé les vidéo de Margaret Homfray (non anglophones, passez votre chemin, désolé...)

Bien sûr, j'ai appris tellement dans ma formation que je m'interdirai de vous dire que regardez ces vidéos suffit! Cependant, elles restent, pour moi, un véritable trésor disponible gratuitement :)

Le lien : http://video.google.com/videoplay?docid=-8690337453618933824#docid=-1318343072064336631


ENJOY

mardi 2 octobre 2012

Site

Il est tout beau il est tout neuf!
Quoi donc?
Notre site internet! http://www.alsacemontessori.fr/

Impression d'écran. Il est beau tel quel!

Vous en pensez-quoi? Peut-être un petit manque de photo pour le moment (allé, vous m'avez motivé, je me lance dans cette partie!) Mon petit détail coup de coeur : vous avez remarquez la petite tour rose sur votre onglet? Moi, j'adore et je vais de ce pas crier une énorme merci à mon webmaster...

MERCI


J'ajoute que vous pouvez télécharger le flyer des ateliers et une plaquette explicative : c'est un peu une "notice" permettant de saisir les grands concepts de la pédagogie Montessori. A lire absolument (déjà parce que ça m'a pris du temps et surtout parce que cela va à l'essentiel!)


lundi 1 octobre 2012

Recréer un environnement Montessori à la maison (partie III : le quotidien)


Recréer un environnement Montessori à la maison ne se limite pas à un agencement des pièces agréables, à l'accès d'activités intelligentes... C'est aussi les adultes qui encadrent les enfants. Au quotidien, il faut également penser aux règles de vie, à l'accompagnement, l'apprentissage de la politesse, la télévision (mais plus j'y pense, plus je me dis qu'un article entier sera nécessaire pour cette question!!!) Penchons-nous sur l'ambiance Montessori, au quotidien!

Des règles de vie : Difficile de vivre à plusieurs, dans une communauté! Il y a des règles, des lois à respecter... Abordons les avec notre enfant dans la mini-société que constitue notre foyer, et cela le plus tôt possible! Choisir avec eux quelques règles, les plus importantes (mieux vaut commencer pas un petit nombre plutôt que trop de règles qui ne seront ni retenues, ni respectées). Les inscrire avec eux, en les expliquant, en donnant des exemples : "Tu te souviens de ton petit frère qui t'as tiré les cheveux? Tu as eu mal, tu as même pleuré... Tu te souviens comme cela était désagréable? C'est pourquoi personne ne doit faire de mal à une autre personne. Ton petit frère n'avait pas le droit de te faire du mal. Toi non plus tu n'en as pas le droit, c'est interdit, cela serait très désagréable pour l'autre... Tu viens, nous allons l'écrire ensemble." Vous pouvez faire de ce moment un instant très solennel, dont l'enfant se souviendra : cela pourra être dans le futur un bon repère lorsque vous aborderez les lois ou  la rédaction des droits de l'homme : "Tu te souviens nous avions écrit ce que nous pouvions faire ou ne pas faire à la maison? Eh bien, des gens ont réfléchi tout comme nous à ce que l'on pouvait faire ou non dans le pays."...
Insister bien sur le fait que l'établissement de ces règles apportera un bienfait pour toute la famille!

mesmotspassants
La politesse : L'enfant imite. Cela est naturel, c'est son mode de fonctionnement (voir les articles précédents sur l'esprit absorbant selon Maria Montessori.) Pour lui apprendre les règles de politesse les plus élémentaires, il est nécessaire que les adultes les appliquent... Modifier notre comportement au quotidien afin d'être plus serviable, remercier souvent!
Nous pouvons également aller plus loin. Expliquer une nouvelle règle que l'enfant ne fait pas (ou plus) : mettre la main devant la bouche quand il tousse (cela dépasse même le cadre de la politesse, c'est hygiénique) et argumenter sur l'utilité de dire un simple merci. Une nouvelle règle par semaine est suffisante, et tout le monde à la maison s'y applique s'il vous plaît! Toute la semaine, à tout moment, on fait attention à bien la respecter.

Entre frères et sœurs : Les problèmes à la maison ont souvent lieu entre les enfants. Quand ils sont jeunes, ce sont les jouets, les activités de l'autre qui donnent envie et créent le conflit. Pour cela, il est nécessaire d'appliquer la règle de la doctoresse : tant que l'enfant joue/travaille avec son matériel personne n'a le droit d'y toucher. C'est à dire que l'enfant qui souhaite jouer attend son tour. Il pourra prendre le matériel quand il aura été rangé à sa place (synonyme que l'enfant a bien terminé d'y jouer). A 3 ans, pas de place pour le partage... Pas encore! Et puis, est-ce sa faute à lui si son petit voisin est envieux?
Mais à cet âge également, l'enfant se définit par ce qui est à lui. Lui prendre son doudou, c'est prendre une part de son identité. Son environnement c'est lui tout entier. C'est pourquoi il est possible de définir avec les enfants 3 jouets/peluches qui ne seront qu'à lui. Personne ne pourra jouer à ses jouets là et ils seront toujours disponibles pour lui (ils ne feront donc pas partie du roulement entre les jouets). Cela devrait épargner beaucoup de pleurs (mais pas tous, la tâche est rude!)
Quand les enfants sont plus grands et sont bien capables de s'exprimer (et de mettre des mots sur leurs sentiments notamment) il est possible de créer une table des négociations (vus dans le livre de l'association Montessori de France). L'idée est de prendre 1 table, 2 chaises et d'1 clochette (son rôle sera très symbolique!) Un problème entre enfants? Hop, on se réunit autour de cette table et on suit très exactement ces diverses étapes :
- le premier enfant parle. Pour prendre la parole, il pose sa main sur sa poitrine, sur son cœur (la symbolique de ce geste est que tout ce qu'il dit est vrai, du fond de son cœur). L'autre écoute. Pour montrer clairement qu'il est actif dans son écoute,  il pose sa main sur la table. La discussion repose sur une description des faits du premier point de vu, et de ce qu'il a ressenti. Puis ce qu'il souhaite afin de mettre un terme à la dispute.
- le second enfant parle selon le même processus.
- etc... Jusqu’à ce qu'une solution soit trouvée. Dans ce cas, les enfants sonnent la cloche, synonyme de paix. Cela permet également à toute la maisonnée de savoir que le problème est réglé!
Au début, la présence d'un adulte est nécessaire. Puis de moins en moins. Lorsque le conflit ne semble pas se résoudre, un médiateur peut intervenir, ou toute la famille (en conseil) si la situation est franchement délicate.
Ce qui est positif avec cette table des négociations, c'est que l'enfant sente qu'il a sa place dans la famille, que ses sentiments sont reconnus et écoutés, qu'il y a une justice même pour les plus faibles.

Les enfants comme partie intégrante de la famille :
http://petitpetitmontessori.blogspot.fr
Quel que soit le problème que vous rencontrez, n'hésitez pas d'en faire part à votre enfant. Tous ses sens étant constamment en éveil, dites-vous bien qu'il ressent les tensions de la maison. Bien sûr il faut adapter le discours à son âge, mais surtout ne pas éluder vos soucis. Un problème de couple? Dites bien à vos enfants, que oui vous êtes fâché, cela lui arrive bien à lui, comme à tout le monde. Mais rassurez-le, cela n'a rien à voir avec lui...
De façon plus joviale, la préparation des vacances se fait également tous ensemble! Chacun joue un rôle dans l'organisation, la préparation des bagages, la vérification finale (dès le plus jeune âge, il prend la responsabilité de son doudou par exemple.)
Et on travaille tous ensemble sur le maintien d'un environnement sain. En couple (aïe aïe, convaincre Monsieur n'est-il pas encore plus difficile que les enfants?) Selon leur âge (dès 15 mois), les enfants peuvent aider dans de petites tâches ménagères (voir l'article sur la vie pratique). Ils voient le fruit de leurs efforts récompensé (c'est du concret), il participe à la vie de la famille et en plus, ils éduquent leurs mouvement. Ne vous attendez pas à avoir une maison rutilante! C'est bien souvent le contraire... Passez derrière eux de façon discrète pour les petites touches finales de propreté afin de ne pas les vexés!


Au final :
La paix et l'harmonie dans une maison? Dur, dur! On touche un peu plus au but en appliquant les principes Montessori (c'est mon avis très personnel bien entendu, mais c'est aussi ce que j'ai pu constater en l'expérimentant tous les jours). Même en s'y appliquant profondément, les crises guettent, les colères prennent forme... Et l'on obtient des parents frustrés! 
Allez, soufflez! Le principal c'est bien de resserrer les liens familiaux, de se respecter chacun, "l'enfant n'est pas un humain en devenir mais un être à part entière". Politesse, discipline, doivent s'apprendre de façon positive. L'échec ne doit pas être disputé, mais plutôt consolé. Les parents doivent aussi savoir être stricts si nécessaire et ne pas avoir peur d'obtenir en conséquence un enfant fâché contre eux (là c'est souvent une montagne pour moi!)
  
Couverture "J'ai tout essayé" Isabelle Filliozat
J'ai beaucoup aimé les ouvrages d'Isabelle Filliozat, qui traitent ces questions, et notamment "J'ai tout essayé" très amusant à consulter et qui nous décomplexe totalement (n'hésitez pas à consulter ses autres ouvrages.) J'ai pu apprendre que de nombreux autres problèmes nous attendent dans l'éducation de nos enfants. Parfois, il peut nous arriver de perdre patience (nous aussi nous pouvons ressentir des besoins à combler comme le manque de sommeil.) Il est important de toujours prendre quelques secondes pour se distancer du problème, respirer un bon coup et se demander ce que l'on ferait si nos enfants étaient des invités de marque (que nous ne disputerions jamais pour un verre renversé, au contraire... Nous chercherions à remonter le moral de notre cousine/oncle/ami tout en courant chercher l'éponge!) Et relativisons! Non, notre enfant ne cherche pas le conflit... Peut-être est-il fatigué, a-t-il faim, a-t-il eu une mauvaise journée (surtout s'il est à l'école)? Ou peut-être suit-il une nécessité biologique qui nous échappe, comme l'a si bien expliqué Maria Montessori? Ne cherchons pas à le raisonner... Au final, est-ce si grave de vouloir mettre ses chaussons pour l'école? Et si tout ce que votre petit recherche ne serait qu'un câlin? Si tout échoue, jamais personne ne résiste à une bonne grosse dose d'amour :)